Accueil Economie Burkina/Sanctions de la BCEAO: la réaction d’un cadre de banque

Burkina/Sanctions de la BCEAO: la réaction d’un cadre de banque

La représentation de la BCEAO à Ouagadougou (Ph. d'archives)

Un cadre de banque a interpellé Wakat Séra sur sa publication du lundi 3 octobre 2022, portant sur la sanction de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à l’encontre de deux banques burkinabè pour faits, entre autres, de financement au terrorisme. « Les deux banques ont été sanctionnées pour manquements à la règlementation » et non directement pour un « financement au terrorisme », a nuancé ce lecteur qui a «encouragé » et « félicité » le site en ligne burkinabè pour son « professionnalisme».

A la suite de notre publication du 3 octobre 2022 sur la sanction qu’a prononcée la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour des manquements, un cadre de banque a interpellé Wakat Séra sur son titre. A en entendre ses propos, le titre serait préjudiciable aux banques de façon générale. « Quand on lit l’article, on apprend que les deux banques en question ont été sanctionnées pour manquements et infractions à la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LBC/FT) », a-t-il résumé.

«Il y a une grande différence entre « manquements et infractions à la réglementation en matière de LBC/FT et financement du terrorisme. C’est comme si on sanctionne une personne pour port illégal d’arme et vous écrivez que la personne a été sanctionnée pour meurtre avec arme à feu», a-t-il interprété.

Pour ce lecteur de Wakat Séra, au niveau du titre, il ne ressort pas que les deux « banques ont été sanctionnées pour blanchiment de capitaux alors même que ce qui est reproché à ces banques porte également sur les manquements à la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment ».

Selon lui, n’eût été notre professionnalisme qui nous a contraint à taire les noms des deux banques concernées, les conséquences auraient été plus graves.

«En ces périodes troubles pour notre pays, il convient aux médias, encore plus pour les rares médias crédibles dont Wakat Séra fait partie, de prendre toutes les précautions dans le traitement de l’information », a lancé notre interlocuteur qui a terminé qu’« en vous félicitant pour le professionnalisme de votre média, je vous prie de trouver en cette interpellation, la marque de ma profonde estime ».

Par Bernard BOUGOUM

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