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Burkina/Santé: le SYNTSHA à bout de sa patience

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Photo d'illustration
Selon le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), Pissyamba Ouédraogo, les agents de la santé sont au bout de leur patience, du fait qu’il n’y a jusqu’à présent rien de concret comme solution qui a été apporté à leur plate-forme revendicative.
 
« Le gouvernement portera seul l’entière responsabilité des conséquences » si jamais il y a, à nouveau, « du blocage », selon le SG du SYNTSHA sur la radio Ouaga Fm. Le syndicat qui dit avoir fait preuve de compréhension et de bonne foi en observant six mois de trêve afin de permettre au gouvernement d’avoir le temps pour trouver des solutions à leurs problèmes, dit être au bout de sa patience.
 
Pour la plus grande organisation des agents de la santé au Burkina, le gouvernement use du « dilatoire » et « gagne du temps en déniant ses engagements ».
 
Selon le premier responsable syndical des travailleurs de la santé humaine et animale, Pissyamba Ouédraogo, « le dialogue social tant prôné par le pouvoir n’est qu’une poudre jetée sur (leurs) yeux pour mieux bafouer (leurs) droits les plus élémentaires ».
 
Cette réaction de M. Ouédraogo vise à prendre en témoin l’opinion nationale sur les développements de la situation. Le syndicat annonce vouloir durcir la lutte parce que « les travailleurs ont suffisamment patienté et ne manqueront pas de prendre leur responsabilité ».
 
Le syndicat avait accusé fin janvier 2017, les autorités de « mépris, de dilatoire et de campagne de dénigrement » contre leur mouvement. Au cours d’une conférence de presse qu’il a organisé le 29 janvier 2017 à Ouagadougou, Pissyamba Ouédraogo, avait indiqué en ce qui concerne leur plate-forme revendicative, que « jusqu’à présent, concernant l’état de l’équipement des formations sanitaires, on n’est pas sorti de l’auberge même s’il y a eu des actions du genre attributions de marchés… Concernant la question des carrières, des rémunérations salariales et indemnitaires, le blocage est total » parce qu’il fallait relire les textes d’organisation des emplois spécifiques (TOES), s’était offusqué M. Ouédraogo.
 
« Cela est à la charge du ministère en charge de la Fonction publique. Au niveau de ce ministère, ils ont donc décidé que tant que le répertoire interministériel des métiers de l’Etat n’est pas élaboré, ils ne vont pas donner l’ordre de réviser les TOES. Pour quelque chose qui devait avoir lieu avant fin 2017, jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas eu de relecture des TOES », avait-il laissé entendre, tirant qu’en conséquence, « on ne peut pas dire que l’engagement du gouvernement de clarifier la carrière des agents a été respecté (…) ».
 
Aussi, pour ce qui concerne la participation des travailleurs à la gestion des formations sanitaires et le respect du droit à la santé des travailleurs, « beaucoup de textes qui devraient être relus, ne l’ont pas été. Il n’y a rien jusqu’à ce jour. Cela, pour dire que si l’on fait le point du protocole, on est vraiment fondé à douter. Les blocages menacent en réalité le protocole d’accord », avait renchéri le SG du SYNTSHA qui avait laissé entendre que son syndicat à, à mainte reprise interpellé le gouvernement « à mettre plus de volonté, de dynamisme dans la mise en œuvre du protocole d’accord ».
Le dernier arrêt de travail du SYNTSHA date du 23 au 24 mai 2018. Les membres de ce syndicat de la santé ont observé le mouvement dans les différentes formations sanitaires du pays pour exiger le respect du protocole de mars 2017, l’application des engagements pris pour l’amélioration des rémunérations dans la loi portant fonction publique hospitalière et l’annulation du relèvement des 18 Infirmiers Chefs de Poste (ICP) du district sanitaire de Pouytenga de leurs fonctions, entre autres.
 
En rappel, la plate-forme revendicative qui regroupe cinq grands chapitres porte, entre autres, sur les questions des conditions de travail, les questions relatives aux carrières et rémunérations.
 
Par Bernard BOUGOUM

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