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Burkina: un drone capable de reconnaître un visage et détecter la tranche d’âge fabriqué

Photo d'illustration

Au Burkina Faso, un drone polyvalent, capable d’effectuer une reconnaissance faciale, de détecter la tranche d’âge d’une personne ainsi que des objets, a été conçu par Igor Ima, étudiant en deuxième année d’informatique à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, a rapporté la radio privée Oméga le mercredi 1er décembre 2021.

Le pays des « Hommes intègres » fait face depuis 2016 à l’hydre terroriste. Dans cette optique, toutes les contributions surtout au niveau national sont attendues par les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. C’est dans ce contexte que l’étudiant burkinabè en deuxième année d’informatique a conçu le drone de sécurité et de surveillance depuis novembre 2019. Passionné du numérique, Igor Ima dit avoir conçu l’engin pour « apporter sa pierre dans la lutte contre l’insécurité ».

Il entend ainsi mettre sa passion au service de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. « Cette conception est axée sur la situation sécuritaire du pays. Sincèrement ça me touche beaucoup. C’est une manière pour moi d’apporter ma pierre à la lutte contre le terrorisme », a-t-il indiqué à nos confrères de Oméga radio qui note que la conception de Igor Ima reste encore à parfaire, puisque la toute dernière fonctionnalité de sa création n’est pas totalement au point, à cause du manque de moyens.

« Les moyens avec lesquels je me suis procuré la carte font qu’elle n’est pas assez puissante pour détecter les objets en flux vidéo. Elle détecte les objets seulement en flux photo pour le moment », a expliqué l’étudiant le futur ingénieur en informatique à la carrière prometteuse.

Malgré les difficultés rencontrées dans la conception de son projet, Igor croit en son rêve, celui de fabriquer ses propres drones et contribuer à lutte contre le terrorisme. « J’ai rencontré assez de difficultés financières dans le processus de fabrication, assez complexe. Pour faire un drone, une erreur de manipulation peut tout détériorer. Il m’est arrivé de ne pas dormir parce que je n’avais pas fini mon programme », s’est-il confié.

L’étudiant de l’Université Nazi Boni, une université publique de la capitale économique, s’est dit ouvert à tout soutien qu’il soit moral, matériel ou financier.

Mais en attendant le soutien adéquat qui va donner un coup d’accélérateur à son projet, il se consacre à ses études d’informatiques tout en envisageant d’évoluer dans le domaine de l’Intelligence artificielle et conception des drones dans le cadre de ses études.

Par Wakat Séra

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