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Burkina: un mouvement appelle Roch Kaboré à «présenter des excuses» à Zida

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Des membres du Mouvement génération Zida pour la patrie

Le Mouvement génération Zida pour la patrie a appelé, ce mardi 30 avril 2019, face à la presse, le président burkinabè Roch Kaboré à «présenter des excuses» à l’ex-Premier ministre Yacouba Isaac Zida, pour avoir lancé «des accusations» contre lui.

«Il faut que le président Kaboré ait le courage de faire face à ses fausses accusations, à ses prises de position, à ses suspicions à l’encontre de la transition», a dit Sayouba Ouédraogo, coordonnateur du Mouvement génération Zida pour la patrie, pour qui le rapport 2017 de la Cour des comptes est venu blanchir la transition et partantn l’ex-Premier ministre Zida vis-à-vis des accusations de mauvaise gouvernance. «Oui! Roch Marc Christian Kaboré doit présenter des excuses publiques à Yacouba Isaac Zida et à tous les acteurs de la transition burkinabè», a poursuivi M. Ouédraogo, notant que cela «y va de son statut d’homme d’Etat». Selon lui, «les premiers mois de la gouvernance MPP (Mouvement du peuple pour le progrès) ont été utilisés à des fins de calomnie, notamment vis-à-vis de Yacouba Isaac Zida», l’accusant d’avoir mal géré la transition.

Il a rappelé que, lors des 100 jours de sa présidence, le chef de l’Etat avait indiqué, à propos de M. Zida, que «quelqu’un qui assume de hautes responsabilités de l’Etat doit s’assumer et faire face à ses responsabilités, il doit voir la nécessité lui-même de rentrer (…) pour pouvoir lever le voile de nuage qui plane sur sa gestion».

Le rapport 2017 de la Cour des comptes vient taire ainsi les accusations de mauvaise gestion contre la transition, selon les membres du Mouvement génération Zida pour la patrie. Pour la Cour, il y a une «conformité entre le compte de l’ordonnateur et celui des comptables principaux de l’Etat, sous réserve de l’apurement des comptes de gestions de ces derniers et de la production du compte général de l’administration des finances». Ce qui veut dire, explique Sayouba Ouédraogo, que «l’argent de l’Etat a été géré avec intégrité, en tout respect des lois de la république sous la transition».

«Il suffit à Roch (Kaboré) de s’assumer, en disant la vérité au peuple burkinabè et de respecter le statut de chef d’Etat qu’il porte, et d’avoir le courage de présenter à (…) Yacouba Isaac Zida ses excuses pour ce qu’il a dit de sa gestion de la transition», a conclu le coordonnateur du Mouvement génération Zida pour la patrie.

Par Daouda ZONGO

1 Commentaire

  1. La presse devrait éviter de donner de l’audience à ce qui ne le mérite pas. Je suis particulièrement choqué du comportement des burkinabè tout âge confondu. Je suis outré par le comportement de ceux qui se présentent comme des hommes politiques prétendant se soucier de la construction du Burkina Faso. Je suis affligé par le comportement de ces hordes qui se réclament du syndicalisme alors qu’elles sont braquées à fond pour la destruction de notre chère Faso.
    Au moment où l’existence même du pays est dans une phase pour le moins critique par le fait des attaques incessantes et toujours plus osées, les fils du Burkina Faso semblent ne rien voir, ni ne rien comprendre. La force de l’ennemie se nourrit de la faiblesse de la cohésion de ceux qui sont dans leur légitimité en face. Ceux qui tirent à boulets rouges sur le gouvernement et tous ceux qui se félicitent sous leur manteau du fil à retordre que les bandits de grands chemins refilent aux autorités du pays se trompent. Il ne s’agit pas du jardin du MPP ou de je ne sais quel autre parti, il s’agit de NOTRE PATRIE, le pays que nous sommes appelés à protéger pour nos enfants et les enfants de nos enfants. Nos pères et nous aïeuls l’ont protégée et nous l’ont léguée!!!
    Revenons à la raison. Celle qui fait distinguer les Burkinabè. Celle qui nous oblige à resserrer les coudes et à faire bloc ensemble contre l’adversité. Car on pense que ce qui se passe à Arbinda est bien loin. Mais il s’agit d’une portion du Burkina Faso. Ce qui se passe à Kongoussi est déjà moins loin de Ouagadougou. Que dire de ce qui se passe à Barssalogo et à Pissila !!!
    Il nous faut urgemment taire un moment les velléités égocentriques car notre patrie a plus que jamais besoin de l’unité visible et à toute épreuve de tous ses fils et de toutes ses filles. La meilleure force que nous pouvons opposer aux groupes de gangsters, qui ont fait du sahel leur Far-west afin de pouvoir mener leurs activités de contrebande, c’est d’afficher l’indéfectibilité de notre unité. Grâce à elle et au prix de sacrifices, des poignées de voyous excités ne sèmeront plus la peur mais devront plutôt se chercher des horizons moins déterminés à défendre leur patrimoine national.
    Puisse Dieu ou Allah (le Vrai et le Seul) nous donner de tous nous souvenir de la force qu’il nous donne pour la défense et la sauvegarde des causes justes. Plus que jamais, LA PATRIE OU LA MORT est maintenant un défi imposé par la conjoncture sécuritaire.

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