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Burkina: un syndicat «doute» de la «capacité» du ministre des Droits humains à «gérer» le département

Les responsables du SYNAPDH

Quatre mois après la mise en place du ministère des Droits humains et de la Promotion civique, « aucune structure n’est opérationnelle » à ce jour, a déploré ce lundi 13 mai 2019, le secrétaire général du Syndicat national du personnel des droits humains (SYNAPDH), Salfo Gouba, face à la presse à la Bourse du travail à Ouagadougou. Le SYNAPDH dit « douter » de la « capacité » du ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Maminata Ouattara née Ouattara, à «gérer» le département.

A l’occasion de la mise en place du nouveau gouvernement du Burkina Faso le 24 janvier dernier, l’ex-ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a été scindé en deux ministères distincts dont celui de Droits humains et de la Promotion civique. Madame Maminata Ouattara née Ouattara, nommée à la tête de ce département, a pris fonction le 28 janvier du même mois.

« Près de quatre après sa prise de fonction, nous constatons une morosité indescriptible dans le fonctionnement du ministère qui nous amène à douter de sa capacité réelle à gérer ce département », a déclaré M. Gouba qui a noté que cette « morosité a commencé par l’adoption timide, deux mois après sa prise de fonction, de l’organigramme du ministère sans aucune forme d’implication des partenaires sociaux ».

Sur le plan du fonctionnement du ministère, le syndicat des droits humains déplore que « les structures d’appui telle que la direction générale des Etudes et de la Statistiques sectorielles (DGESS), la direction des Ressources humaines (DRH), la direction de la Communication et de la Presse ministérielle (DCPM), la direction du Développement institutionnel et des Innovations (DDII) et la direction des Services informatiques (DSI) » entre autres, « n’existent pas jusqu’à présent soit près de quatre mois après la prise de fonction de madame le ministre ».

Cette situation « entrave négativement le bon fonctionnement » du ministère car beaucoup de dossiers sont tout simplement « mis en veille », les structures compétentes n’existant pas pour le moment, a fait remarquer Salfo Gouba qui a salué ses ex-collaborateurs du ministère de la Justice qui, par « pure courtoisie ou par esprit de solidarité », à travers les structures d’appui de leur ministère, continuent de traiter certains dossiers.

Mais, cela commence d’ailleurs à se ressentir du moment où « certains actes liés à la carrière des agents sont bloqués », s’est-il vite empressé de dire pour montrer l’urgence de leur préoccupation. Il a déploré que dans un contexte d’insécurité qui commande la multiplication d’actions en matière de droits humains, « le fonctionnement du ministère est réduit à des audiences et visites de courtoisie et à des missions de madame la ministre et son cabinet de fait à l’extérieur comme à l’intérieur du pays ».

Par Bernard BOUGOUM

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