Etalons du Burkina Faso-Eléphants de Côte d’Ivoire. C’est l’affiche de la dernière confrontation des 8es de finale de la 35e CAN qui se joue au Maroc. A l’instar de tous les autres matchs de cette première phase couperet de la compétition, celui qui opposera les deux voisins qui ont en commun frontières, histoire, peuplement et certaines réalités du quotidien, est attendu avec délectation, et peut-être trop de passion, par de nombreux supporters dont chaque camp espère que la victoire sera sienne. Ironie du sort, pour ne pas dire heureux clin d’œil dont seule la nature détient le secret, les deux équipes partagent des joueurs différemment d’origine burkinabè ou ivoirienne.
Il en est ainsi des gardiens de but, Alban Lafont né à Ouagadougou de mère Burkinabè, mais qui a fait le choix d’évoluer avec la Côte d’Ivoire et de Hervé Kouakou Koffi qui défend admirablement les perches burkinabè, comme son père Hyacinthe Koffi, venu de sa Côte d’Ivoire natale, a bétonné, en son temps, la défense de l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo-Dioulasso, la mythique ASFB, et porté un bout de temps les couleurs nationales burkinabè. C’est aussi le cas du brillant arrière gauche des Etalons à la CAN Maroc 2025, Arsène Kouassi, natif de Cocody en terre ivoirienne. Du reste, il en a toujours été ainsi, de part et d’autre, et pour les joueurs, ce qui compte le plus, ce sont les couleurs nationales pour lesquelles ils ont optées, pour différentes raisons, le plus souvent selon des intérêts sportifs. On se rappelle bien, entre autres, Ismael Koudou et Seydou Traoré, venus des bords de la Lagune Ebrié, mais qui ont fait la joie et la fierté des Burkinabè, dans diverses compétitions, notamment la CAN 1998 que le Burkina Faso a abritée et y a joué, et, malheureusement, perdu la petite finale. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les deux équipes ont pratiquement le même style de jeu.
Il ne reste plus qu’à espérer que d’autres enjeux ne tuent pas le jeu, et que pour la beauté du football, sport-roi et rassembleur par excellence, le match de ce mardi soir, dans un esprit de fair-play exemplaire, donne à voir du beau foot. Et pour ça, les publics burkinabè et ivoirien comptent sur la forme du jour des 22 acteurs. Le capitaine aux dribbles chaloupés, Bertrand Traoré, le virevoltant Dango Ouattara, le feu-follet Georgi Minoungou, les autres joueurs de charme comme Gustavo Sangaré, Blati Touré, Cédric Badolo, Saïdou Simporé, Pierre Landry Kaboré et la solide tour de contrôle défensive composée notamment de Issa Kaboré, Yssoufou Dayo, Steeve Yago, Edmond Tapsoba et le dernier rempart Hervé Kouakou Koffi, ont à cœur de revenir au Burkina, avec la coupe, pour offrir à notre pays sa première étoile africaine en football.
Quant aux Ivoiriens, les teigneux défenseurs Guéla Doué, Evan Ndicka, Odilon Kossounou, et Ghislain Konan, les inoxydables milieux Franck Kessié, Seko Fofana, le valeureux Christ Inao Oulaï, les attaquants de feu Amad Diallo, Yan Diomandé, Jean-Philippe Krasso ou Wilfried Zaha, sans oublier d’autres brillants footballeurs comme Jean Michaël Séri, Evan Guessand, Oumar Diakité, et le gardien Yahia Fofana, eux, champions d’Afrique en titre, vont certainement jouer pour défendre leurs trois étoiles et chercher, par la suite, à y rajouter une quatrième, si affinité!
En tout cas, ce 8e de finale qui permettra à l’Egypte de se trouver un adversaire pour les quarts, sera tout, sauf une balade de santé pour Ivoiriens et Burkinabè! Mais le football, après tout, ce n’est qu’un jeu, et à l’issue d’un match couperet comme celui de ce jour, il y a toujours le vainqueur, parce qu’il y a le vaincu!
Et qu’au bout, triomphe le foot africain!
Par Wakat Séra




























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