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Cohésion sociale en Afrique de l’Ouest et au Sahel: 35 femmes leaders à l’école de la médiation

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«La femme médiatrice dans la reconstruction de la cohésion sociale en Afrique de l’Ouest et au Sahel», c’est ce thème qui a tenu en haleine des femmes leaders, du 11 au 15 juin à l’Université Ouaga I Professeur Joseph Ki-Zerbo, sous la houlette du Groupe d’action pour la promotion de l’éducation et la formation de la femme et de la jeune fille (GAPEF).

Placé sous l’égide de Léandre Bassolé, Président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), de Aminata Faye Kassé, Représentante résidente du National Democratic Institute (NDI), du Haut Représentant de l’Union Africaine, ce séminaire de formation visant à outiller les femmes leaders en techniques et instruments de médiation et de dialogue social a été le lieu de renforcer les compétences de ces femmes leaders, présidentes d’association, à accompagner les communautés aussi bien nationales qu’internationales dans les processus de reconstruction de la cohésion sociale.

Pour Docteur Justine Kielem, Présidente du GAPEF, «le projet de former les femmes médiatrices s’intéresse aux relations constructives d’implication des femmes pour un impact positif considérable sur l’efficacité des efforts promouvant la sécurité et le développement en général. L’insécurité grandissante n’épargne personne, aucun pays, aucun continent».

 

Pour atteindre l’objectif annoncé, ces cinq jours de séminaire se sont organisés autour des thématiques que sont les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel, la bonne gouvernance en matière de genre et sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel, sans oublier de s’attarder sur les notions de l’extrémisme violent et du genre. Occasion pour Léandre Bassolé, président du  HCRUN, tout en mettant l’accent sur le rôle majeur que la femme peut jouer dans la résolution de ces enjeux sécuritaires, de rappeler les différents défis sécuritaires qui minent le pays et la sous-région.

 

Il a également été question de partage d’expériences de devancières dans le domaine. Et à ce titre, Céline Yoda et Marie-Louise Nignan/Bassolet ont édifié les femmes leaders en leur retraçant le parcours  de leur engagement pour la cause de la femme tout en leur prodiguant des conseils et valeurs tels que le courage, l’abnégation, l’humilité et la foi.

Cette initiative du GAPEF en collaboration avec l’Université de Ouagadougou et  la Présidente de la Chaire de l’UNESCO a été pour Nathalie Koné/Traoré, représentante du Haut représentant de l’Union Africaine «une fierté qui montre que l’impact de tous les efforts réalisés par les institutions commencent à éclore à travers le dynamisme du GAPEF». Et de renchérir que «lorsque les femmes sont déterminées, elles atteignent leurs objectifs».

Les travaux ont en outre permis d’identifier les différentes causes de l’extrémisme violent à savoir l’émergence de groupes radicaux, les crises alimentaires, le chômage des jeunes, la pauvreté, entre moult fléaux. Les participantes ont alors dégagé les pistes de solutions que sont li’mplication des femmes et des jeunes dans les prises de décisions et de médiation dans la lutte contre l’extrémisme violent en amont et en aval, et la mise en place des pépinières d’entreprises pour les groupements de femmes et de jeunes de sorte à constituer la deuxième école de formation en plus de celle inculquée par la communauté d’appartenance du jeune.

Quant à Aminata Faye Kassé, Représentante du NDI, elle a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de son institution à soutenir l’initiative du GAPEF porteuse d’espoir dans les actions de médiation et de reconstruction de la cohésion sociale.

Et pour clore ce séminaire en beauté, les femmes leaders dans une ambiance détendue ont esquissé des pas de danse sur la prestation d’artistes musiciens et slameurs tout en gardant à l’esprit cette assertion du docteur Kielem: «La difficile et complexe tâche de leader pour conduire notre peuple vers un monde de paix, un monde où il fait mieux vivre».

Par Wakat Séra

 

 

 

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