Les travaux de la 2e conférence des Responsables d’Enseignement Supérieur et de Recherche de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel se sont ouverts, ce mardi 13 octobre 2026 à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture était placée sous le Haut Patronage du Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, Premier ministre, Chef du Gouvernement, représenté par le camarade Pr Adjima THIOMBIANO, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. La cérémonie a connu également la présence du Pr Gado TCHANGBEDJI, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Éducation nationale, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Togo ainsi que des membres du gouvernement du Burkina Faso.
Cette 2e conférence se tient sous le thème : « Harmonisation et endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES ».
Ce thème traduit la vision politique portée par nos Chefs d’État pour la refondation de nos nations, selon le Premier Ministre.
C’est pourquoi le rendez-vous de Ouagadougou se veut un tournant décisif : celui du passage des réflexions stratégiques à la concrétisation opérationnelle de la conviction politique fondamentale des pays de l’AES qui avaient reconnu à la 1re conférence tenue à Bamako « qu’il ne saurait y avoir d’émancipation politique, sécuritaire et économique durable sans une véritable souveraineté scientifique, intellectuelle et technologie ».
La vision confédérale est claire : bâtir un espace académique souverain, scientifique et intégré.
Selon le Premier ministre, la Confédération des États du Sahel mène un combat héroïque pour la sécurité, la dignité et la liberté de nos peuples. « Cette bataille pour notre souveraineté intégrale se joue tout autant dans nos amphithéâtres, nos laboratoires et nos centres d’innovation que sur le front de la défense », a-t-il indiqué.
Et pour armer notre jeunesse et nos États face aux enjeux du siècle, la vision confédérale pour l’enseignement supérieur et la recherche s’articule autour de quatre axes majeurs. Il s’agit de l’harmonisation et la cohérence institutionnelle afin de décloisonner nos universités et bâtir un espace académique fluide, de l’endogénéisation des savoirs et la réponse aux priorités nationales, la mutualisation des capacités et le financement pérenne et la souveraineté économique par la formation dans les secteurs stratégiques. « L’affirmation de notre souveraineté ne saurait avoir un impact réel si nous continuons à dépendre des compétences étrangères pour exploiter notre sous-sol » a déclaré le Chef du Gouvernement.
Créer un espace confédéral économiquement solide suppose de former des ressources humaines compétentes et intègres, capables de nous permettre de transformer nos matières premières sur place, a poursuivi le camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO.
Le Premier ministre a rassuré de l’engagement total du Gouvernement du Burkina Faso à accompagner la construction d’un système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation confédéral pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES.
Prenant la parole, le Président de la Confédération nationale de l’Alliance des Etats du Sahel, le Camarade Bassolma BAZIE a, d’abord fait une mention spéciale au camarade Pr Adjima THIOMBIANO, pour le travail abattu dans la normalisation et les chevauchements des années académiques dans les universités publiques du Burkina Faso avant de saluer la présence effective de la République du Togo, qui est toujours engagée aux côtés des pays de l’AES dans sa marche vers la souveraineté.
S’agissant du thème de cette rencontre, il a indiqué que la souveraineté académique, scientifique et technologique constitue le socle inébranlable de la libération totale et du développement harmonieux du sahel.
Le Pr Saidou MAMADOU, le ministre nigérien de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique a indiqué que « nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche doivent produire des solutions concrètes aux défis qui structurent le quotidien de nos populations tels que « la sécurité, la santé publique, le changement climatique, la gestion de l’eau, la transformation des produits agricoles, l’énergie renouvelable, le numérique et les ressources minières et pétrolières ».
Pour le Président de l’Université Joseph KI-ZERBO, représentant le comité d’experts, le comité s’est investi avec rigueur et méthode dans l’élaboration de six documents structurants qui sont soumis. Il s’agit notamment de l’état de mise en œuvre des recommandations de la première Conférence, de l’état des lieux des régimes des études en vue d’une harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur de l’espace confédéral, du guide d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche ; des axes prioritaires de coopération académique et scientifique de l’espace confédéral, de l’accord de coopération relatif à l’enseignement supérieur et de la recherche dans les domaines des mines et du pétrole dans l’espace de la confédération AES et de l’accord relatif à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation dans l’espace de la confédération AES.
Au terme des travaux, des accords stratégiques seront signés entre les trois pays afin de construire un système d’enseignement supérieur, de recherche et de l’innovation solide et au service de la souveraineté et du développement socio-économique de la confédération AES.
DCRP-MESRI






































