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Côte d’Ivoire: les Forces de l’ordre bouclent les rues d’Abidjan

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Photo d'illustration

Le régime du président Alassane Ouattara prend au sérieux les appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux pour protester contre sa candidature à la présidentielle du 31 octobre 2020. Tôt le matin de ce lundi 10 août, plusieurs dizaines de policiers ont été déployés dans plusieurs endroits stratégiques de la capitale ivoirienne. Les entrées de tous les trois ponts qui enjambent la lagune Ebrié ont été prises d’assaut par les policiers, sans doute, prêts à charger toute personne qui troublerait l’ordre public, selon la formule consacrée.

A Cocody, les alentours de la RTI (Radio télévision ivoirienne) étaient sous le contrôle des Forces de l’ordre armées jusqu’aux dents. Même scène observée au grand carrefour de Koumassi, passage obligatoire pour se rendre à l’aéroport Félix Houphouet Boigny, Ces agents effectuent des patrouilles pédestres pour dissuader d’éventuels manifestants. Toutefois, des manifestations auraient eu lieu à Daoukro, fief de l’ancien président ivoirien, Henri Konan Bédié, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), «B 86» pour ses partisans.

En rappel, le 7 août 2020, des manifestations de rue ont eu lieu à Bonoua, ville natale de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Pour l’instant, et il faut l’espérer pour longtemps, le calme règne dans de nombreuses villes de la Côte d’Ivoire. C’est en épousant cette dynamique d’apaisement que l’ancien ministre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, a lancé un appel au calme aux jeunes prêts à en découdre avec le pouvoir en place. «Au lieu de compter les morts, je préfère compter des jours de discussions avec le régime en place», a soutenu le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP).

«Je tends toujours la main parce que je pense que j’ai tiré les leçons de la crise que mon pays a vécue. On ne peut pas continuer dans la belligérance permanente. Il faut qu’on passe à autre chose», a dit celui qui se présente volontiers comme un chantre du dialogue avec le régime Ouattara. L’homme qui vit toujours au Pays-Bas et dont le procès devant la Cour pénale internationale (CPI), pourrait reprendre du fait de l’appel fait par la procureure, Fatou Bensouda contre son acquittement et celui de son mentor Laurent Gbagbo, affirme vouloir «discuter» avec les autorités ivoiriennes, tout en précisant que son appel «n’est pas une preuve de faiblesse».

Par Wakat Séra

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