11 ans que leurs familles et proches les pleurent! Elles étaient au nombre de 116, ces victimes du crash de cet appareil d’Air Alger qui, après son décollage de l’aéroport de Ouagadougou, a disparu dans la nature, le 24 juillet 2014. Des parents en larmes, des enfants inconsolables, des gouvernements et leurs services de renseignement en émoi et des cellules de crises installées dans les pays touchés par ce drame mondial.
Une catastrophe que son ampleur a, tout de suite imposée comme la seule actualité de la période. Ce 24 juillet 2014, était devenu un jeudi noir, non seulement pour les familles des 116 victimes de 14 nationalités différentes, mais également pour le monde entier. Les disparus étaient des personnes âgées et des enfants, des travailleurs et des retraités. Des familles entières qui ont été décimées, juste le temps d’un vol. Un vol prévu en aller-retour qui s’est transformé en aller simple, avec l’enfer au bout d’un voyage écourté. «Chaque vie perdue était unique, précieuse et irremplaçable», disait quelqu’un. Toutes les larmes versées, tous les sanglots poussés et toutes les prières, de ces instants douloureux, dans l’attente et l’espoir d’un miracle, n’ont pas réussi à changer le cours des événements. L’annonce fatidique, tant redoutée, est tombées comme un couperet: l’avion a crashé dans la région de Gossi, dans le nord du Mali. Pas de survivant, rien que des débris de l’appareil et des effets personnels de ses occupants, éparpillés au sol et dans la broussaille.
Qu’est-ce qui pouvait, ou pourrait encore ramener les 116 victimes à la vie et à leurs familles? Rien! Seules les prières pour que leurs âmes reposent en paix et le combat pour ne pas les oublier sont de mise. Même la justice, quelque soit le verdict n’y peut rien. Même si le rapport final des enquêtes confirme des erreurs humaines, notamment la non activation du système antigivre par les pilotes. «Les capteurs de pression des moteurs avaient été obstrués, vraisemblablement par des cristaux de glace» et «les systèmes d’antigivrage» n’ont «pas été activés par l’équipage», avait relevé, le ministre malien des Transports de l’époque. Celui-ci, a, par ailleurs, précisé que «l’obstruction des capteurs a perturbé le fonctionnement des moteurs, limitant la poussée à un niveau insuffisant pour que l’avion poursuive son vol à un niveau de croisière». Une série de dysfonctionnements incluant des erreurs de l’équipage sont donc à l’origine de cette tragédie qui bouleverse encore bien des familles. Des négligences qui ne doivent pas rester impunies!
En France, la compagnie espagnole Swiftair, propriétaire de l’avion volant pour Air Algérie, est mise en examen depuis 2017 pour homicides involontaires. Mais le procès est toujoursattendu, retardé par des recours judiciaires successifs. Pourtant, il faut que justice soit faite, pour établir les responsabilités, dire le droit, et permettre surtout aux familles d’accomplir dans son entièreté, le deuil des leurs.
Ce jeudi, jeudi comme le jeudi du 24 juillet 2014, comme à l’accoutumée, les parents et proches des 116 victimes commémoreront ce triste anniversaire, le 11e, chacun à sa manière. La plupart se rendrons, comme au Burkina Faso, sur la stèle dressée en mémoire des victimes du crash du vol Air Alger AH5017. Un cauchemar inoubliable!
Par Wakat Séra




























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