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Burkina/Difficultés financières : Le syndicat des impôts invite le Premier ministre à un débat public sur le sujet

Le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) (photo d'archives)

Le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) est en grève du 20 au 24 mars 2017. Et pendant cet arrêt de travail, il a réfuté au cours d’une conférence de presse, ce jour 21 mars 2017 à Ouagadougou,  les propos du gouvernement sur le manque de ressources dans les caisses de l’Etat. Il invite le Premier ministre à un débat public pour en parler.

L’occasion  a servi de cadre par le SNAID pour nier les propos du gouvernement qui avance le manque de ressources pour répondre aux différentes sollicitations des couches sociales burkinabè. Il assure : « L’argent existe bel et bien dans ce pays et peut être mobilisé pour le bonheur du peuple».  Et même que le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) pouvait être mobilisé sur place au Burkina Faso. Il est allé plus loin en invitant le Premier ministre Paul Kaba Thiéba à un débat public pour en parler, au besoin.

« En lieu et place de réponses idoines aux préoccupations, les autorités procèdent à des menaces et même à la répression (réquisitions illégales, déplacement dans les domiciles privés des travailleurs le week end, menaces des responsables qui suivent le mot d’ordre de grève…), ce sont là les dénonciations du Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) par la voix de son secrétaire général, Nongo Grégoire Traoré.  Aussi, il a expliqué que depuis le dépôt du préavis de grève le 28 février 2017, ce n’est que le 17 mars que le gouvernement a réagi et c’est le ministre en charge de la Fonction publique qui l’a reçu.

Il n’est sorti que « mépris et menaces », à en croire le secrétaire général, Nongo Traoré. Au regard de cela, il a estimé que « les autorités font du dilatoire ». Et du reste de la suspension du mot d’ordre de grève du 18 décembre 2016 au 17 mars 2017, le gouvernement « n’a apporté aucune réponse véritable aux problèmes posés par les travailleurs des impôts ».

Mariam KANDO