Accueil Monde Ebola au Kenya: un deuxième cas confirmé chez un proche du premier

Ebola au Kenya: un deuxième cas confirmé chez un proche du premier

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Le Kenya a annoncé, le mercredi 14 octobre 2026, une deuxième infection au virus Ebola. Selon le ministère de la Santé, le patient, âgé de 39 ans, est un proche parent du premier malade, décédé le 5 octobre à Nairobi. Cette nouvelle contamination ravive les inquiétudes sur la propagation de l’épidémie en Afrique de l’Est.

Le dispositif de surveillance sanitaire kényan est de nouveau mis à l’épreuve. Identifié comme un contact étroit du premier patient, le nouvel infecté avait été placé en quarantaine. Il a commencé à présenter des symptômes mardi, avant que les tests ne confirment sa contamination, selon les autorités sanitaires.

Le premier malade était un ressortissant kényan vivant en République démocratique du Congo (RDC). Tombé malade dans ce pays, il avait rejoint l’Ouganda par la route, puis pris un vol pour Nairobi le 3 octobre. Il est décédé deux jours plus tard dans un hôpital de la capitale kényane, où il avait été conduit par un proche.

Son itinéraire soulève des questions sur les contrôles sanitaires aux frontières. Les autorités cherchent notamment à déterminer comment il a pu franchir la frontière entre la RDC et l’Ouganda, officiellement fermée depuis mai, alors qu’il présentait déjà des symptômes.

Le Kenya devient ainsi le quatrième pays à enregistrer un cas lié à l’épidémie en cours en RDC.

Cette flambée a déjà été associée à plus de 8 000 cas et plus de 4 000 décès, selon les données rapportées. L’Ouganda avait également enregistré 20 cas et deux décès plus tôt dans l’année, avant que le pays ne soit déclaré débarrassé du virus en août. En France, un médecin de retour d’un séjour en RDC avait lui aussi été testé positif, sans qu’une nouvelle chaîne de transmission soit signalée.

Le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou d’autres fluides corporels d’une personne infectée, vivante ou décédée. Il peut provoquer de la fièvre, des vomissements et des diarrhées, et entraîner, dans les formes graves, des hémorragies internes ou externes.

Officiellement déclarée à la mi-mai en RDC, l’épidémie serait liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare. Au Kenya, la confirmation de ce deuxième cas souligne l’importance du suivi des contacts, de la surveillance des personnes exposées et de la détection précoce des nouvelles infections pour limiter la propagation du virus.

Par Valentin SOMANDE