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Etat généraux de la Jeunesse: Paul Kaba Thiéba invite les jeunes à s’impliquer pour la réussite du PNDES

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Les participants aux états généraux de la jeunesse dans la salle des banquets à Ouaga 2000

Le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba a invité ce mercredi 15 novembre 2017, les jeunes à s’impliquer pour la réussite du Plan national de développement économique et social (PNDES, plan quinquennal), à l’ouverture des états généraux de la jeunesse qui se tient à Ouagadougou sous le thème : « Quelles gouvernance pour une participation optimale de la jeunesse au renouveau politique, économique et sociale du Burkina Faso ? ».

Le gouvernement attend des participants aux états généraux « une contribution déterminante à la mise en œuvre réussie du PNDES, en vue de placer notre pays sur la voie de l’émergence », a déclaré le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba qui a ouvert les travaux des états généraux. Cette rencontre regroupe environ 1 000 jeunes venus de toutes les 45 provinces du pays et de la diaspora. Elle se tiendra sur quatre jours.

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba face à la presse à l’ouverture des états généraux de la jeunesse à Ouagadougou

« Comme vous le savez, le gouvernement et le peuple attendent beaucoup de notre jeunesse parce qu’elle incarne nos valeurs, nos vertus et ce qui a d’éternel en nous, à savoir, le patriotisme, le travail, l’honnêteté et bien sûr la solidarité », a affirmé le chef de l’exécutif burkinabè. Pour lui, « tout au long de notre histoire, la jeunesse a pris ses responsabilités au prix du sang pour défendre la liberté et la démocratie, citant le cas du 3 janvier 1966, puis l’insurrection populaire et de la résistance héroïque au coup d’Etat de septembre 2015 », a affirmé le chef de l’exécutif burkinabè.

Le Premier ministre dit attendre au terme de ces états généraux, « un diagnostic participatif sans complaisance (qui) devra permettre de construire une plateforme consensuelle d’actions autour des problématiques majeures (des jeunes) de toutes nos régions et de toutes les catégories, en vue de susciter une meilleure situation des responsabilités des acteurs : les pouvoirs publics, les jeunes eux-mêmes et les partenaires ».

Le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles, Dr Smaïla Ouédraogo

« On ne le dira jamais assez, notre pays a vécu ces dernières années, les épisodes les plus tumultueux de son histoire, jalonnées par une cascade de crises profondes dont le point culminant aura été l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, sans conteste considérée comme l’événement qui a consacré le leadership de la jeunesse burkinabè au sein des larges couches sociales par son engagement, sa détermination, son sens élevé de patriotisme et de sacrifice », a laissé entendre le ministre en charge de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles, le Dr Smaïla Ouédraogo.

Selon lui « personne ne saura trouver de mots pour leur dire merci pour ce qu’ils ont fait et pour ce qu’ils feront pour la société », affirmant que « nous devons juste leur reconnaître leurs droits, leurs devoirs, leurs mérites et leur valeur ».

Les autorités burkinabè à l’ouverture des états généraux de la jeunesse à la salle des banquets à Ouaga 2000

Le thème de ces états généraux, « combien interpellateur est d’une actualité saisissante, dans un contexte où la question de l’évolution de notre monde suscite beaucoup d’interrogations », a-t-il estimé. « Les jeunes sont tout à fait les acteurs, les bénéficiaires et les victimes des mutations sociales, et se trouvent en général à la croisée des chemins : ils peuvent, soit chercher à s’intégrer dans l’ordre existant, soit, être le levier qui permet de transformer l’ordre des choses », a poursuivi le ministre de la Jeunesse.

Comme le Premier ministre, le responsable des jeunes du Burkina au sein du gouvernement, Smaïla Ouédraogo, dit attendre à terme, « un diagnostic participatif sans complaisance qui permettra de construire une plateforme consensuelle d’actions autour des problématiques majeures des jeunes de toutes nos régions, de toutes les catégories, de toutes les conditions sociales, dans le sens d’un sursaut de renouveau politique, économique et social ».

Le ministère de la Jeunesse s’est assigné, « la vision de construire une administration moderne capable de promouvoir l’employabilité et d’élever la conscience citoyenne de la jeunesse, d’anticiper et de combler la demande en formation professionnelle afin d’offrir à chaque jeune burkinabè une chance d’obtenir un emploi décent », a-t-il conclu.

Le porte-parole des jeunes Mahamoudou Ouédraogo prononçant son discours à l’ouverture des états généraux de la jeunesse à Ouaga 2000

Le porte-parole des jeunes Mahamoudou Ouédraogo a indiqué pour sa part que ces états généraux permettront aux participants de « faire des propositions » à l’endroit des décideurs pour une prise en compte « réelle » des préoccupations des jeunes du Burkina.

Les débats seront axés autour de trois caucus, cinq panels composés de 15 sous-thèmes qui seront animés par 18 conférenciers, selon le comité d’organisation des états généraux qui précise que se sont au moins 150 millions de francs CFA qui ont été mobilisé pour cette manifestation.

Par Mathias BAZIE