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Fatim Touré/Konkobo, Life coach au Burkina

Fatim Touré/Konkobo

Marketeur de formation, Blogueuse par passion et formatrice/coach professionnelle certifiée en Corporate et Life coaching, par vocation, elle est Associée Gérante de TIMCOACH SARL et directrice Marketing/Communication et Qualité des Écoles Internationales de la Jeunesse Adama Touré (Lycée de la Jeunesse et ESUP Jeunesse). Elle mariée et mère de trois enfants, une fille et des jumeaux (fille et garçon). Fatim Touré, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, c’est simplement la gaité et la franchise, faites femme.

Des journées ordinaires, Fatim Touré n’en connait pas. Son programme est souvent chamboulé. Mais elle s’en plaint pas. Elle s’en accommode même très bien, parce qu’elle abhorre justement la monotonie qui bride sa créativité. Mais lorsqu’elle a une journée normale, elle peut ressembler à ce mardi qu’elle décrit: «Je me rends d’abord à l’ESUP Jeunesse de 8h à 13h. Ensuite de 14h à 16h30 j’ai deux séances de coaching. Selon les moments de l’année, les mardis, je peux avoir deux  séances de coaching de une heure chacune. Il y’a aussi des moments où je n’ai aucune séance. Il faut noter que les séances se déroulent dans un lieu convenu avec les clients. Quand je n’ai pas de séance, je travaille pour TIMCOACH où j’élabore des contenus de formation. Je renforce des partenariats en cours ou je relance des clients. Je gère aussi mes différentes pages sur les réseaux sociaux. Je suis chez moi à 17h00».

Priorités et objectifs de vie

Pour travailler, Fatim est mieux inspirée la nuit. C’est quand les enfants dorment et que tout est calme que sa capacité de travail est décuplée. Ainsi il lui arrive de bosser parfois de 22h à 5h du matin, quand elle doit produire, parfaire des contenus de formation ou écrire des articles de blog. Très heureuse de pouvoir partager ses journées entre les Écoles, son entreprise TIMCOACH et sa famille, elle n’en n’est que plus intriguée que l’on demande toujours aux femmes actives professionnellement, «comment elles concilient vie de famille et vie professionnelle, alors que la même question est très peu posée aux hommes malheureusement». Mais afin d’édifier d’autres femmes et leur démontrer que c’est possible d’allier vie de famille et vie professionnelle en définissant clairement les priorités et les objectifs de vie, même si ce n’est pas tous les jours évident, elle a sa petite réponse:

Une famille merveilleuse

«Pendant mes études supérieures et au début de ma vie conjugale,  nous avons vécu, avec ma famille, en expatriation dans plusieurs pays africains (Sénégal, Ouganda, Gabon, Madagascar et Mali). Les emplois ou les activités que j’avais dans ces différents pays étaient volontairement à temps partiel et cela me laissait le temps d’organiser et de gérer la maison et les enfants comme je le souhaitais avec l’aide et l’assistance du personnel de maison. Nous nous sommes réinstallés au Burkina Faso depuis 2018 et mes activités ont évolué. Je n’ai plus le volume de temps que j’avais avant, donc je fais en sorte que mon temps pour la famille soit de qualité afin que je puisse inculquer à mes enfants nos valeurs. La qualité du temps accordée à une chose est plus importante que la quantité de ce temps mal utilisée. J’aime cuisiner, seule ou avec les enfants. La cuisine pour moi doit rester un plaisir, car, quand elle devient une obligation quotidienne ça me pose un problème. J’aime que ma maison soit propre, belle et qu’elle sente bon, tout comme mes enfants et moi et j’y veille particulièrement. En expatriation mon époux était très pris par son travail. Par contre, depuis notre retour au bercail, non seulement nous sommes associés dans TIMCOACH, mais il est beaucoup plus présent. Il compense mes absences. Nous nous complétons». Un témoignage éloquent qui fait fait découvrir la famille merveilleuse au sein de laquelle Fatim s’épanouit.

Télé avec les enfants

Quand elle a le temps, Fatim aime bien le passer à la cuisine ou devant la télé. A la télévision, la coach professionnelle regarde des dessins animés avec ses enfants ou des «programmes qui font rire», des films historiques. Ou alors elle discute avec les autres, ou prend soin de son corps, ou encore, «juste ne rien faire».

Fille de deux parents enseignants, Fatim pense que «la clé de notre véritable développement est et reste l’éducation, la transmission de savoirs». Ainsi, c’est pour partager le savoir avec les plus jeunes que depuis trois ans elle est mentor au WoLaF (Campagne national du leadership féminin) et accompagne chaque année trois filles. Sans compter toutes ces personnes qu’elle écoute et suit tous les jours dans l’atteinte de leurs objectifs.

Apprendre, comprendre, innover et transmettre

Fatim Touré, déplore la situation actuelle d’insécurité qui secoue son cher pays le Burkina Faso. Elle précise son sentiment de tristesse teintée de révolte: «Les premières victimes, ce sont surtout les femmes et les enfants. Ce sont leurs droits qui sont foulés aux pieds et regressent à chaque attaque et nous sommes tous concernés». Cependant, pour elle, «ces épreuves nous obligent à nous questionner en profondeur sur qui nous sommes, comment nous sommes et ce que nous voulons pour notre pays. Ces épreuves nous obligent à nous remettre en question, à être solidaires, à voir nos failles et nos faiblesses». Mais l’espérance de l’Associée Gérante de TIMCOACH SARL reste intacte car, «il y’a, malgré toutes ces épreuves, un foisonnement d’idées novatrices qui nous prouvent que notre seule limite est notre imagination».

Pour Fatim Touré, faire des enfants c’est noble. Mais, affirme-t-elle, sa légendaire lucidité chevillée au corps, «il faut faire des enfants que l’on peut nourrir, éduquer et soigner convenablement».

Apprendre, comprendre, innover et transmettre. Fatim souhaite développer TIMCOACH et l’étendre à  d’autres pays. Elle a pour ambition d’écrire des livres. Si ces projets et bien d’autres foisonnent dans sa tête, elle espère également que son travail et sa manière de le faire inspireront ses enfants et d’autres personnes qui «oserons faire de leurs talents des leviers de réussite».

Par Samira NIKIEMA

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