Le Premier ministre français, François Bayrou, et son gouvernement, ont été renversés, ce lundi 8 septembre 2025, à l’issue d’un « vote de confiance » à l’Assemblée nationale.
Les députés ont renversé François Bayrou en lui refusant la confiance à une nette majorité, ce lundi 8 septembre 2025. La suite de ce processus démocratique contraint le chef du gouvernement à rendre sa démission au président Emmnauel Macron mardi matin.
Sur les 573 députés qui ont voté, 364 ont voté contre, 194 pour et 15 se sont abstenus. Le Premier ministre est poussé vers la sortie alors que jamais un gouvernement n’avait encore chuté sur l’article 49-1.
Selon des analystes politiques, l’issue du vote était connu d’avance et ne faisait guère de doute puisqu’immédiatement après l’annonce de ce scrutin, lors de la conférence de rentrée du Premier ministre, le Rassemblement national et le Parti socialiste avaient annoncé qu’ils voteraient contre la confiance.
Le chef du gouvernement est revenu sur la question de la dette estimée à 3415 milliards d’euros. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans […] Nous dépensons, mais nous ne revenons jamais en arrière. C’est devenu un réflexe et, pire encore, une addiction. Tous les ans, nous dépensons plus que nos ressources de l’année et souvent beaucoup plus », a-t-il martelé.
Le Premier ministre François Bayrou s’exprimant après avoir écouté chaque président de groupes parlementaires a dit ne pas répondre à la « polémique et aux propos insultants ». « Le moment que nous vivons est à mes yeux assez important pour le Parlement et pour le regard que les Français portent sur le Parlement. Nous recevons des messages heurtés par la violence des propos », a-t-il déclaré.
« C’est la première fois sous la Ve République qu’un vote de confiance a échoué. Mais l’an dernier déjà, un gouvernement avait chuté à l’Assemblée nationale, celui de Michel Barnier, À l’époque, il y avait ici (Hémicycle) la sidération. Cette fois, il n’y en a pas. Une pointe d’appréhension tout de même, car la suite est entre les mains du président de la République. Personne ne sait exactement ce qui va se passer ces prochains jours », rapportent nos confrères de RFI.
Le 25 août, le Premier ministre avait annoncé qu’il engagerait ce 8 septembre la « responsabilité » de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, lors d’une conférence de presse. Pour lui, cette session extraordinaire allait permettre aux députés de trancher la « question centrale » de « la maîtrise » des finances du pays et valider le principe de son plan d’économies budgétaires.
Par Wakat Séra




























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