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Gabon: le conseiller spécial du président placé sous mandat de dépôt

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Le Conseiller spécial du président de la République du Gabon, en charge du département des Travaux publics et des Infrastructures, et ancien candidat à la présidentielle, Alain Simplice Boungoueres, a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison centrale de Libreville, le mardi 28 octobre 2025, a rapporté Gabon news.

Selon les informations fournies par nos confrères, le Conseiller spécial du président gabonais, chargé des Travaux publics et infrastructures, Alain Simplice Boungoueres, placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison de Libreville, le mardi 28 octobre 2025, est poursuivi pour des faits de «corruption passive et concussion». Ces deux infractions sont prévues et sanctionnées par les articles 127 et 129 du Code pénal gabonais.

L’inculpation d’Alain Simplice Boungoueres découle d’une ordonnance rendue par le juge d’instruction Junior Loïck Mangongo, en fonction au Cabinet n°3. Le document judiciaire, dont des extraits ont circulé sur les réseaux sociaux, précise que les forces de l’ordre ont reçu ordre d’exécuter immédiatement la mesure d’incarcération.

Selon des sources proches du dossier, l’enquête en cours ferait état de «transactions financières douteuses» et de «pressions présumées» sur des collaborateurs afin de freiner un audit interne mené récemment au Palais présidentiel.

L’arrestation du conseiller présidentiel intervient alors que le parquet de Libreville a ouvert une série d’enquêtes financières dans le cadre d’une vaste opération de moralisation de la vie publique. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du président Brice Clotaire Oligui Nguéma, déterminé à assainir la gestion des affaires publiques et à restaurer la confiance dans les institutions.

Selon plusieurs observateurs, cette affaire illustre la volonté du chef de l’État de rompre avec certaines pratiques du passé, en appliquant le principe de «tolérance zéro» face à la corruption, y compris au sein de son entourage le plus proche.

Pour certains analystes, cette affaire pourrait également refléter des «rivalités internes» dans les cercles du pouvoir, notamment autour de la gestion des grands chantiers d’infrastructures, secteur stratégique et fortement budgétivore.

En attendant la suite des procédures, Alain Simplice Boungoueres demeure présumé innocent, conformément au principe de la présomption d’innocence garanti par la loi. Mais son arrestation marque déjà un «tournant majeur» dans la gouvernance actuelle, où la lutte contre la corruption semble désormais s’imposer comme l’un des piliers du nouveau système de gestion publique.

Par Valentin SOMANDE