Accueil A la une Gestion du fret au Burkina: les transporteurs toujours divisés

Gestion du fret au Burkina: les transporteurs toujours divisés

Les responsables de la FUTRB

La Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) a animé ce mercredi 27 janvier 2021, une conférence de presse à Ouagadougou, pour exprimer son mécontentement vis-à-vis du ministre des Transports, Vincent Dabilgou, accusé d’avoir créé une autre faîtière à savoir le Haut Conseil des Transporteurs (HCT-BF), pour « diviser » les acteurs du secteur.

Depuis un certain temps, les transporteurs burkinabè sont divisés à cause de la gestion du fret. Cette situation oppose deux grands regroupements que sont le HCT-BF et la FUTRB.

A en croire les conférenciers, le ministre en charge des Transporteurs aurait attribué le récépissé d’existence au HTC-BF au moment même où les plus hautes autorités demandent la mise en place d’une faîtière unique pour gérer le fret. « Le ministre a fabriqué le HCT pour diviser les transporteurs » et cela n’« œuvre pas à la cohésion » entre les acteurs du transport, a déploré le secrétaire général de la FUTRB, Bonaventure Kéré.

Les premiers responsables du Haut Conseil des Transporteurs du Burkina Faso (HCT-BF), ont animé ce mardi 12 janvier 2021 à Ouagadougou, une conférence de presse pour demander à leur ministère de tutelle de travailler à lever les «blocages» de livraison de bon de chargement qui risque d’entraîner des pénuries de denrées. Cette situation avait provoqué, selon les conférenciers, un blocage de camions de transport de fret au niveau de la frontière togolaise.

Le HCT-BF avait soulevé, entre autres, difficultés, « les blocages de livraison de bon de chargement ; l’orientation par le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) de tout demandeur de bon de chargement vers une structure syndicale en occurrence (FUTRB) ; le non-respect de l’article 11 de l’arrêté qui souligne que le bon de chargement est délivré par le CBC sans aucun intermédiaire ; la révolte des chargeurs pour le non-respect de l’article 11 qui a motivé des chargements sans l’obtention du bon ; le non-respect de l’article 11 en matière de contrôle qui veut une assistance de Force de l’ordre et (pas) des personnes non habilitées aux fins de basses besognes ; l’application à la hâte sans aucune information des pays concernés du contenu de l’arrêté et le blocage des camions à la frontière du Togo et du Burkina ».

Le gouvernement avait prévenu que s’il n’y a pas de consensus entre les acteurs du transport, il se chargera de gérer le fret. Toute chose que les transporteurs rejettent en bloc. Cela avait conduit à des arrêts abusifs de travail pouvant entraîner des pénuries de denrées qui ont emmené les plus hautes autorités du pays dont le chef de l’Etat, Roch Kaboré, et le Premier ministre, Christophe Dabiré, à se saisir de la question et promettre de fédérer toutes les faîtières en une seule au Burkina. Mais visiblement, la question demeure et continue de diviser les transporteurs, en témoignent les passes d’armes par conférences de presse interposées que tiennent les différentes organisations syndicales.

Par Bernard BOUGOUM

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