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Grogne à la CRS au Burkina: le syndicat de la police met en garde l’autorité contre toute sanction

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Le commissaire de police Wakilou Sénou, secrétaire général de l’UNAPOL

L’Union nationale de la police burkinabè (UNAPOL) qui dit être « solidaire » avec les éléments du Groupement des Compagnies républicaines de Sécurité (CRS) en mouvement de protestation, a mis, mercredi 19 avril, en garde l’autorité contre toute sanction qu’elle viendrait à prendre à l’encontre des manifestants, face à la presse à Ouagadougou.

« Nous avons l’impression que le ministre de la Sécurité (Simon Compaoré) s’est engagé dans une tentative d’intimidation », a affirmé le commissaire de police Wakilou Sénou, secrétaire général de l’UNAPOL, prévenant qu’ils ne vont « plus laisser sacrifier leur camarades » comme en 2011.

Pour le commissaire de police Sénou, si l’autorité « essaye de prendre des sanctions contre les manifestants, l’ensemble de la troupe se mettra dans la danse et les conséquences vont devenus incontrôlables ».

« Monsieur le ministre d’Etat (Simon Compaoré) les policiers ne sont pas indisciplinés, ils sont dépités, humiliés, piétinés et souvent il en découle des propos ou des actes de ras le bol qui sont souvent mal interprétés », s’est exprimé M. Sénou qui reproche, également, au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, « de n’avoir jamais tenté de rencontrer les policiers afin de s’imprégner de leurs problèmes réels ».

Selon le premier responsable de l’UNAPOL, Wakilou Sénou qui tient le ministre Compaoré « pour responsable du climat délétère qui prévaut actuellement car (son syndicat) avait attiré son attention en novembre 2016 sur la nécessité d’agir en urgence sur certains points de (leur) plateforme, en l’occurrence la question du service payé », note qu’au niveau de la CRS « l’exploitation et l’abus sont exagérés » et « il y a actuellement un problème de commandement à la police ».

« Les problèmes de la police nationale ne seront résolus qu’en donnant satisfaction aux six points de la plateforme minimale de l’UNAPOL », a-t-il avancé, notant que c’est cela qui « assurera un calme olympien au sein des casernes de la police sur toute l’étendue du territoire national ».

« Vouloir ramener la plateforme à la seule question du service payé ou user de l’intimidation pour apeurer la troupe est une veine tentative et le calme apparent observé par les policiers n’est dû qu’au respect qu’ils ont pour les vaillantes populations du Burkina », a prévenu le commissaire de police Wakilou Sénou.

Des éléments du Groupement des Compagnies républicaines de Sécurité ont entamé mardi 18 avril un mouvement d’humeur « illimité » pour protester contre les « mauvais traitements » au sein de la police.

Daouda ZONGO

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