Accueil A la une Idriss, une semaine déjà: «Nous avons une douleur intense»

Idriss, une semaine déjà: «Nous avons une douleur intense»

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Paix à ton âme, Idriss

Décédé tragiquement le jeudi 28 mai dernier en terre nigérienne, Idriss Sangaré repose désormais au cimetière municipal de Gounghin depuis le dimanche 31 mai. C’est une immense foule de parents, d’amis, de collègues et d’anonymes qui a accompagné à sa dernière demeure, celui que son pote de 36 ans, Abdoul Kader Yada, a affectueusement appelé «l’homme de tout le monde». Voici l’oraison funèbre prononcée en son honneur par Demba Dembélé, le Directeur général de la Manufacture burkinabè de Cigarettes (MABUCIG), inconsolable.

«Jeudi après-midi, dans le pays frère du Niger, notre confrère et ami, Idriss Sangaré, qui nous paraissait toujours prêt à ponctuer ses phrases de son éclat de rire inimitable, nous a tragiquement quittés.

Idriss, la douloureuse responsabilité de saluer ta mémoire au nom du Groupe Imperial Brands et de sa filiale MABUCIG, m’échoit. Avec ta disparition, la MABUCIG qui t’a accueillie en Août 2006, a perdu un ami et l’un de ses illustres symboles.

Nous n’oublierons jamais ton immense apport, au Burkina Faso, En Côte d’Ivoire et au Niger, d’autant que nous aurons une immense difficulté à en assumer l’absence et l’héritage.

Tu as été un excellent manager et développeur commercial. Les preuves tangibles demeurent avec nous.

En Janvier, avec le DG Afrique, Xavier Durroux, nous discutions de ton plan de carrière, tu insistais pour rester au Niger pour terminer ce que tu y as commencé et boucler une année exceptionnelle.

Idriss, tu resteras à jamais associé à la performance historique que nous connaissons cette année au Niger.

Je ne pourrais jamais oublier notre dernière conversation Mercredi dernier.

Nous nous disions au revoir et tu me promettais que, lors de ma prochaine mission au Niger, nous irions faire une mission de terrain à Téra.

Jeudi dernier, tu te dirigeais vers Téra, quand la lâcheté et la folie des égarés ont changé tes plans.

Nous avons une douleur intense, Idriss.

Toute la MABUCIG, assaillie de douleur est venue te saluer, Idriss.

Tout le Groupe Impérial Brands te pleure, Idriss.

Tes nombreux amis dans le Cluster Afrique, fiers et chanceux d’avoir été tes compagnons, sont aujourd’hui orphelins.

Les couloirs de nos bureaux à Paris ne résonneront plus de tes éclats de rire.

Tes anciens collègues de Côte d’Ivoire, ou tu fus Directeur Export, sont inconsolables.

Pierre, Eric, Awa, Abdoulaye, Constance… je ne peux pas tous les citer, tous tes amis à Bouaké et Abidjan sont meurtris.

Je te pleure, comme les anciens DG de MABUCIG auxquels tu as tant apporté:

Comme Francis Rabarijohn qui te pleure.

Comme Yann Fourdrigniez qui est effondré.

Comme Bertrand Vezia, avec qui tu fus l’un des artisans du succès phénoménal de notre business model actuel. Il te pleure, Idriss.

Le destin nous avais unis avant même que je n’arrive au Burkina Faso.

C’est ton modèle de micro-distribution, construit avec Bertrand, qui m’avait inspiré et beaucoup servi au Congo Brazzaville.

Tes collègues d’Afrique Centrale et les fils du Burkina Faso qui y sont aujourd’hui,

Mounir, Adama et Massa,

Inconsolables, me chargent de te rendre hommage.

Issouf, Celestin, Hermann…

tes frères et compatriotes dans les pays voisins sont tristes et te pleurent, Idriss.

Tu laisses un immense vide derrière toi,

Dans mon cœur et dans les cœurs de tous ceux qui te côtoyaient, tes amis, tes collègues.

Nous ne pouvons qu’accepter ce que Dieu nous impose.

Alors nous nous inclinons devant la douleur de tes enfants.

Nous nous inclinons devant la douleur de ta brave épouse, Elvire.

Nous nous inclinons devant la douleur de tes parents.

Et toi, Ben (le grand-frère de Idriss, NDLR), qu’Allah te console et te fortifie.

Nous nous inclinons devant la douleur de Lassiné (Lassiné Diawara, le président du conseil d’administration de MABUCIG, NDLR), notre Cher Président.

Et devant la tienne, Maître Traoré (l’ancien bâtonnier, Me Mamadou Traoré, NDLR).

Et que ta chère Maman, dont tu me parlais encore Mardi, sache que nous sommes ses enfants.

Idriss, Fils de Banfora, ta famille nous donne une grande leçon de courage depuis ce funeste jeudi après-midi.

Nos partenaires des Établissements BAGUE au Niger, durement endeuillés aussi, pleurent d’abord un ami …

Ils étaient tes frères et amis …

Ils nous l’ont magistralement démontré, en nous aidant à te revoir afin de t’accompagner pour ton dernier voyage.

Que Dieu, les récompense pour leur humanité,

…et pour l’aide précieuse qu’ils nous ont apportée afin que nous te revoyions.

Nous présentons nos condoléances aux familles éplorées de tes compagnons de voyage:

ton ami Mahamoudou Diallo, ton petit-frère et ami…le courageux et serviable Commissaire Abdoul Aziz Hamani.

Nous prions … et nous prierons Le Très Haut, Clément et Miséricordieux

afin qu’il VOUS réserve, à tous les trois, l’accueil qu’Il a promis aux Gens de Bien.

Ne t’inquiète pas pour nous qui restons pour pleurer, dans ce monde déréglé et cruel.

Nous essaierons de nous consoler, avec l’espoir que nous promet le Seigneur, quand Il nous dit:

“La vie dernière est certes meilleure que la vie ici-bas”

Nous prions donc le Très-Haut pour que tu salues ton homonyme, le Prophète Idriss,

comme le salua le Prophète Muhammad RassouLillah, lors de Son Voyage Nocturne.

Idriss, nous prions pour que Allah, Soubhanahou Wa Tallaaa,

dans Sa Miséricorde infinie, t’accueille avec les mots qu’Il a écrits dans la Sourate de l’Aube:

“O toi, âme apaisée,

Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée,

Entre donc parmi Mes serviteurs,

Entre dans Mon Paradis.»

Demba DEMBELE

General Manager Burkina Faso et Niger