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Incendie de l’Assemblée du Burkina en 2014: plainte contre Alassane Bala Sakandé et Emile Paré

L'ex-ministre burkinabè en charge du Commerce, Léonce Koné

L’ex-député du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), Léonce Koné, a porté plainte contre l’ex-président de l’Assemblée burkinabè, Alassane Bala Sakandé et Emile Pargui Paré, deux responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir déchu le 24 janvier dernier, pour « l’incendie criminel » de l’Assemblée nationale le 30 octobre 2014, lors « mouvement dit insurrectionnel ».

Dans sa plainte, Léonce Koné, député au moment des manifestations de fin octobre 2014 mais qui s’est présenté comme un citoyen burkinabè, dénonce un « incendie criminel des locaux de l’Assemblée nationale du Burkina et destructions de biens connexes, à l’occasion des manifestations organisées sous le couvert d’un mouvement dit insurrectionnel dans la période du 21 au 31 octobre 2014 ».

Pour M. Koné, Alassane Bala Sakandé, dans une déclaration publique le 22 septembre 2016, « a attribué la paternité » des manifestations ayant provoqué la chute du régime de Blaise Compaoré, à son parti, le MPP.

De l’avis de Léonce Koné, l’incendie de l’Assemblée nationale est « un crime constamment puni par le Code pénal en vigueur au Burkina Faso ». « L’envahissement, l’occupation, le pillage et l’incendie des locaux de l’Assemblée nationale le 30 octobre 2014 ont été exécutés par des groupes d’insurgés dirigés par Emile Paré », a-t-il ajouté.

Au regard des éléments avancés, Léonce Koné, estime que le président du MPP, Alassane Bala Sakandé et son camarade Emile Paré, « doivent répondre, avec leurs complices, de cet incendie criminel d’un édifice public, lieu par excellence d’exercice de l’Etat de droit, siège du débat démocratique et témoin historique des grands moments de la vie politique de notre pays ».

Par Wakat Séra

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