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Irrigation au Sahel : un projet d’appui lancé à Ouagadougou

Irrigation au sahel

Il a été procédé, le 8 novembre 2018 à Ouagadougou, au lancement officiel du Projet d’appui régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS).

« Les chefs d’Etats du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad, avec l’appui de la Banque mondiale et plusieurs partenaires, ont lancé en octobre 2013, l’initiative pour l’irrigation au sahel (2IS), pour faire de l’agriculture irriguée, une solution au développement des pays du sahel », a déclaré d’entrée le ministre burkinabè de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, justifiant l’envergure du projet.

Pour le ministre burkinabè de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, la maitrise de l’eau reste une des priorités stratégiques

Parce que le ministre Jacob Ouédraogo, la maitrise de l’eau reste une des priorités stratégiques pour atteindre une production permettant à la fois, la sécurité alimentaire, l’accroissement des revenus et le développement de l’emploi.

Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté, a pour sa part, estimé que « ce projet représente un changement de paradigme par rapport aux approches plus traditionnelles. Aussi, M. Kanté suggère aux ministres des pays engagés dans ce projet, d’avoir le regard porté sur la pérennisation des hectares déjà aménagés que sur l’aménagement de nouveaus hectares.

Le représentant résident de la Banque mondiale a suggéré aux ministres des pays engagés la pérennisation des hectares déjà aménagés

Pour cela, poursuit le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, « les systèmes de suivi et évaluation doivent être renforcés et les modalités de capitalisation des expériences et d’apprentissage doivent être placées a cœur des stratégies de développement de l’irrigation ».

Les six États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), réunis à Dakar, le 31 Octobre 2013 lors de la Conférence de Haut Niveau sur l’irrigation au Sahel, ont convenu, dans une déclaration commune qualifiée de « Déclaration de Dakar », de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée, sur la base d’une approche participative et systémique de résolution des problèmes et de développement de solutions adaptées.

Une vue de participants à la cérémonie

Suite à cette conférence, les six pays ont mis en place avec leurs partenaires techniques et financiers et les acteurs de l’agriculture irriguée, une « Task Force » pilotée par le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) et chargée d’instruire un programme régional visant à appuyer les six États dans la réalisation des objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés par la « Déclaration de Dakar » : l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (2is)coordonnée par le CILSS, soutenue par les communautés économiques régionales (CEDEAO et UEMOA) et appuyée par la Banque mondiale.

Par Boureima DEMBELE

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