Accueil A la une La mort après excision d’un bébé d’un mois suscite l’indignation

La mort après excision d’un bébé d’un mois suscite l’indignation

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L’excision alimente de nouveau les conversations politiques et sociétales en Gambie. La polémique a été relancée par la mort d’un nourrisson d’un mois, le lundi 11 août 2025, après une mutilation génitale féminine, survenue dans le district de Kombo Nord, a indiqué la police gambienne sur sa page Facebook.

«Vive émotion» en Gambie après la mort d’un nourrisson, une petite fille d’à peine un mois, victime d’une hémorragie après avoir été excisée, a informé la police gambienne, le lundi 11 août 2025. Sa mort a suscité une onde de choc dans le pays, où l’excision est interdite depuis 2015. Selon la loi gambienne sur l’excision, les contrevenants s’exposent à des peines de prison, pouvant aller jusqu’à la perpétuité en cas de décès.

Malgré l’interdiction et le risque d’une peine de prison, la mutilation génitale féminine (MGF) est toujours répandue en Gambie, le pays figurant parmi les dix pays dans le monde où le taux de MGF est le plus élevé. «73 %» des femmes et des filles de 15 à 49 ans ont subi cette pratique, selon les chiffres de l’Unicef publiés l’année dernière.

L’an dernier, la question de l’excision a été l’objet d’un débat au Parlement. Des députés ont tenté de faire passer une loi pour rendre à nouveau l’excision légale.

Les organisations de survivantes et de défense des droits humains se sont battues pour que l’interdiction soit maintenue. Ces organisations, aujourd’hui, saluent le fait que le personnel hospitalier et la police ont signalé ce cas et en ont fait un sujet public. Car, selon ces ONG, de nombreux cas similaires sont cachés.

Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)