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Le Nigeria nie avoir versé de l’argent pour la libération des otages

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Dans un communiqué publié le mardi 24 février 2026 et relayé par des médias, le gouvernement nigérian nie avoir versé de l’argent pour la libération d’environ 230 écoliers et membres du personnel d’une école catholique, enlevés par des groupes armés en novembre 2025. Cette note du gouvernement intervient après que des médias ont indiqué que l’Etat nigérian aurait versé une rançon à Boko Haram pour obtenir la libération des otages suscités.

Le gouvernement nigérian a nié, par voie de communiqué en date du mardi 24 février 2026, avoir versé une rançon à Boko Haram pour libérer environ 230 écoliers et des membres du personnel d’une école catholique, enlevés en novembre 2025 par des membres du groupe armé dans l’État central de Niger.

Ce démenti intervient après la publication par des médias d’une enquête affirmant que le gouvernement aurait versé aux militants de Boko Haram une rançon «énorme», s’élevant à plusieurs millions de dollars. L’argent aurait été livré par hélicoptère au bastion de Boko Haram à Gwoza, dans l’État de Borno, au nord-est du pays, à la frontière avec le Cameroun, précisent ces sources.

Toujours selon ces sources, les autorités auraient également libéré deux commandants du groupe armé afin d’obtenir la libération des otages.

Le gouvernement nigérian a qualifié ces allégations de «totalement fausses et infondées», dans ledit communiqué. Pour lui, ces accusations «portent atteinte au professionnalisme et à l’intégrité des forces de sécurité nigérianes».

Il a décrit la libération des otages comme étant le «résultat d’un travail de renseignement professionnel et d’une précision opérationnelle».

Les enlèvements de masse au Nigeria ont connu une recrudescence ces derniers mois. À en croire certaines sources, les groupes responsables, souvent qualifiés de «bandits», agissent principalement pour «l’appât du gain», bien que des groupes armés comme Boko Haram restent actifs dans le nord-est du pays.

Par Valentin SOMANDE