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Les Leaders de la Santé des Pays du Sud s’unissent à l’AMS pour faire de la survie de l’enfant une priorité mondiale

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GENÈVE, Suisse, 26 mai 2025/ — Les ministres de la santé et leurs représentants en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est se sont réunis en marge de la 78e Assemblée mondiale de la santé (AMS78) pour réaffirmer leur leadership en matière de survie de l’enfant. L’occasion a permis de discuter des stratégies intégrées afin d’offrir à un plus grand nombre d’enfants des soins vitaux.

La table ronde ministérielle de haut niveau, intitulée « Intégrer les stratégies pour la survie de l’enfant afin de maximiser l’efficacité et de sauver des vies », a été organisée conjointement par le ministère de la santé du Mali (www.Sante.Gov.ml), le Centre pour le développement des vaccins au Mali (CVD-Mali) (http://apo-opa.co/4jhbOJS) et le réseau REACH (www.REACHNetwork.Africa). Elle a réuni des ministres de la République démocratique du Congo (RDC), du Mali et du Niger, ainsi que des représentants du Burkina Faso, de l’Inde, de l’Indonésie, du Nigeria et du Sénégal.

« Ce moment est celui de l’action » a déclaré le Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la santé et des affaires sociales du Mali. « La cause ne pourrait être ni plus importante ni plus urgente. Des millions d’enfants africains continuent de mourir chaque année de causes que nous pouvons prévenir. Cela doit nous inciter à agir – par le leadership, la solidarité et le courage de faire les choses différemment. »

« Le leadership national, la collaboration régionale et l’intégration des programmes pour la survie de l’enfant peuvent avoir un impact durable, équitable et profond. Nous ne devons pas moins aux enfants d’Afrique. »

Le professeur Samba Sow, coprésident de REACH et directeur du CVD-Mali, a ajouté : « Nous assistons à un mouvement croissant de solutions menées par l’Afrique, ancrées dans l’équité, les données probantes et l’appropriation nationale. Les pays représentés à cet événement montrent la voie en attestant que l’intégration des interventions en faveur de la survie de l’enfant est rentable et, surtout, efficace. »

Dans le contexte de la baisse des financement des donateurs et de l’augmentation des besoins en matière de santé, les ministres ont réitéré le besoin urgent d’intégrer la mise en œuvre d’interventions vitales telles que la vaccination, la nutrition et l’administration d’azithromycine dans des stratégies nationales alignées. Les discussions ont mis en évidence l’importance de briser les cloisons et de construire des plateformes coordonnées qui servent les enfants et les familles de manière plus efficace.

Des représentants de partenaires mondiaux, dont l’UNICEF, PMNCH, ITI, l’OMS, Uniting to Combat NTDs, PANTHER et Save the Children ont également assisté à la discussion. Ils ont fait part de leurs réflexions sur le rôle essentiel de la collaboration transfrontalière, notant que les pays de la région sont confrontés à des défis et à des opportunités similaires. Ils ont également insisté sur le fait que les progrès nécessitent une approche multisectorielle, liant la fourniture de soins de santé à des facteurs favorables tels que l’accès à l’énergie, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, et l’infrastructure.

L’événement s’est conclu par un engagement commun des ministres et des partenaires à poursuivre le dialogue sur l’intégration des interventions en faveur de la survie de l’enfant, de la mère et du nouveau-né. Les participants ont convenu de coordonner des discussions de suivi visant à identifier les obstacles au niveau national et à explorer les possibilités de collaboration entre pays afin de suivre les progrès, d’intensifier les innovations et de faire de la survie de l’enfant une priorité sanitaire mondiale.

La réunion ministérielle a réaffirmé que la survie de l’enfant devait être pilotée par les pays, et non par des projets.

L’intégration des interventions et des services pour la survie de l’enfant, bien qu’efficace, doit également s’aligner aux systèmes fonctionnels. Cela nécessite une collaboration transfrontalière et intersectorielle (notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de l’énergie et des infrastructures), ainsi qu’une responsabilité et une transparence accrues.

Ce sont là des éléments non négociables si l’on veut atteindre tous les enfants qui ont besoin de soins.

REACH Network