La justice américaine a annoncé, le mercredi 20 mai 2026, l’inculpation de l’ancien président cubain, Raúl Castro pour son rôle présumé dans la destruction de deux avions civils en 1996, selon des sources médiatiques. Cette décision judiciaire, accompagnée d’un «mandat d’arrêt», ravive les tensions entre Washington et La Havane déjà exacerbées par les sanctions économiques américaines.
Âgé de 94 ans, Raúl Castro, qui a dirigé Cuba de 2008 à 2018 après avoir succédé à son frère Fidel Castro, est poursuivi par les autorités américaines pour quatre chefs d’accusation liés à l’attaque de deux appareils civils appartenant au groupe d’exilés cubains «Brothers to the Rescue».
Selon les accusations portées par la justice américaine, l’ex-dirigeant cubain est notamment visé pour «complot en vue d’assassiner des ressortissants américains», «meurtres» ainsi que «destruction d’aéronef». Les faits remontent au 24 février 1996, lorsque des avions de chasse cubains avaient abattu deux petits avions civils évoluant, selon Washington, dans l’espace aérien international. L’attaque avait coûté la vie à quatre personnes, dont trois citoyens américains.
À La Havane, les autorités cubaines ont rapidement dénoncé des accusations jugées «sans fondement juridique». De leur côté, plusieurs médias rapportent que cette inculpation suscite des réactions partagées aux États-Unis: certains membres de la communauté cubano-américaine saluent cette décision, tandis que d’autres observateurs s’inquiètent d’une nouvelle montée des tensions diplomatiques entre les deux pays.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà très tendu entre Washington et Cuba. En plus de l’embargo imposé depuis 1962, les États-Unis ont renforcé leur pression sur l’île avec un blocus pétrolier total instauré en janvier dernier. Le président américain Donald Trump, interrogé sur une éventuelle option militaire, a affirmé qu’elle n’était «pas envisagée pour le moment», tout en décrivant Cuba comme un pays «en déclin» confronté à une «grave» crise économique.
Le chef de l’État américain a également assuré vouloir «aider les familles et la population», rappelant le «soutien massif» que lui avait accordé la diaspora cubaine lors de l’élection présidentielle de 2020.
La Chine a pour sa part critiqué la position américaine, appelant Washington à mettre fin à ses sanctions économiques et à ses «menaces judiciaires» contre Cuba. Cette nouvelle confrontation judiciaire, relayée par plusieurs médias, pourrait ainsi accentuer davantage les tensions géopolitiques autour de l’île caribéenne.
Par Valentin SOMANDE





























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