Accueil A la une Lutte antiterroriste: un décret encadrera le recrutement de volontaires au Burkina (ministre)

Lutte antiterroriste: un décret encadrera le recrutement de volontaires au Burkina (ministre)

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Le ministre burkinabè en charge de la Sécurité, Ousséni Compaoré, a déclaré ce jeudi 14 novembre 2019, qu’un décret sera pris pour encadrer les conditions du recrutement des volontaires, annoncé par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au lendemain de l’attaque d’un convoi de la mine de SEMAFO qui a fait officiellement « 38 morts et de nombreux blessés ».

Cette rencontre avec la presse vise à faire le point sur le maillage sécuritaire et les consignes sécuritaires à suivre surtout à un moment où la sécurité du Burkina est fragile, a situé le ministre Ousséni Compaoré. « Des mesures seront prises dans le cadre d’un décret pour la réussite des volontaires qui seront recrutés pour renforcer l’armée dont des positions sont attaquées de façon récurrentes, notamment au Nord et à l’Est du pays », a indiqué le ministre de la sécurité.

M. Compaoré a regretté qu’il y ait trop de polémiques sur le recrutement souvent même au détriment du patriotisme recherché par le chef de l’Etat. Il a appelé les Burkinabè à s’unir autour de l’appel du président Kaboré pour vaincre les groupes armés terroristes.

Sur la guerre asymétrique qu’impose les terroristes au Burkina Faso, le ministre se dit « confiant » que le « peuple uni » derrière ses Forces de défense et de sécurité (FDS) vaincra. « Les FDS seuls ne pourront pas vaincre l’hydre terroriste », a-t-il dit, invitant les populations à s’impliquer davantage dans cette menace des « terroristes » qui sont multiples avec des objectifs différents. « Nous irons chercher ces fauteurs de troubles là où ils se trouvent, même si c’est dans des trous de souris », a-t-il renchéri.

En ce qui concerne les campagnes de désinformations décriées, le ministre de la Sécurité a mis en garde ceux qui s’adonnent a ces genres de pratiques. Il a invité les populations à plus de civisme et de patriotisme surtout contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

L’interpellation de l’activiste Naïm Touré qui a défrayé l’actualité ces deux derniers jours n’a pas non plus été occultée. Sur cette question, le gendarme à la retraite, Ousséni Compaoré, a signifié que « ce sont des policiers qui l’ont interpellé dans le cadre de la loi ». « Chacun peut dire ce qu’il veut sur les conditions de son arrestation, mais les Policiers qui appliquent la loi sont assermentés », a-t-il souligné avant de dire que la procédure a suivi son cours jusqu’au procureur qui a pris la décision de le libérer. « Nous n’avons pas de commentaire à faire face à une décision de justice. La loi est bien faite. Chacun fait son travail et le juge tranche. Nous sommes sereins. Les policiers n’inventent rien, ils appliquent la loi », a-t-il conclu sur le sujet.

Quant aux 21 Policiers radiés le ministre Ousséni Compaoré a avancé les mêmes raisons de saisine judiciaire. Selon lui, son département ayant constaté des écarts de certains Policiers dont les 21 concernés, n’a fait qu’appliquer des dispositions règlementaires en la matière. « Les 21 policiers, c’est la même chose. C’est la loi qui est appliquée. Ce sont des règles qui ont été simplement appliquées. Ça n’appelle pas beaucoup de commentaires », a-t-il soutenu. Il a fait savoir qu’il y a des voies de recours auxquelles ces Policiers peuvent recourir s’ils s’estiment lésés.

Plusieurs préoccupations sur l’attaque du convoi de SEMAFO n’ont pas eu de réponse. Le ministre a rétorqué qu’une enquête étant en cours, il ne pouvait pas se prononcer d’abord.

Le dernier sujet a concerné la pénurie de carburant que vit la ville de Djibo après la mort de leur maire Oumarou Dicko. « Des dispositions sont prises pour ravitailler la ville », a rassuré le ministre Compaoré qui a invité la presse a accompagné les gouvernants dans la lutte contre le terrorisme qui vise à déstabiliser l’Etat.

Par Bernard BOUGOUM

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