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Marche meeting du 29 septembre: l’opposition du Burkina demande le «soutien» des syndicats

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Les responsables de l’opposition politique ont rencontré ce vendredi 21 septembre 2018 à Ouagadougou, le mouvement syndical, en vue de demander son «soutien» pour la réussite de la marche-meeting du 29 septembre 2018, de la trentaine de partis contestataires du pouvoir actuel.

Une forte délégation conduite par le Chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a rendu visite aux syndicats à leur siège à la Bourse du travail (BT) au Centre-ville de Ouagadougou pour échanger autour des préoccupations du pays.

L’opposition a rencontré les responsables syndicaux pour «avoir leurs différentes appréciations sur les questions qui touchent à la vie de la nation», a affirmé à sa sortie d’audience, Zéphirin, président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).

«On a eu un échange très enrichissant» qui a permis aux deux groupes de voir comment ils pourront entreprendre des «démarches communes»  pour une «réelle» prise en compte des satisfactions des préoccupations des populations, a poursuivi M. Diabré qui dit avoir informé le mouvement syndical de leur marche-meeting.

L’opposition a demandé aux «formations syndicales de venir apporter leur concours et faire en sorte que le cri d’alarme que nous avons lancé pour sortir le président Roch Marc Christian Kaboré et son gouvernement de sa torpeur, soit entendu», a-t-il déclaré, précisant que «bien entendu chacun (opposition et syndicat) reste dans son rôle».

Le président du mois des centrales syndicales, El hadj Inoussa Nana, secrétaire général de Force ouvrière/Union nationale des Syndicats (FO/UNS), a dit que c’est avec plaisir que les syndicats ont reçu l’opposition politique car ils «partagent aussi leur combat».

Quant à la demande de l’opposition pour la participation des syndicats à sa marche-meeting, M. Nana a noté que «par rapport à des questions comme ça, (ils se) concertent d’abord avant d’avoir une position fixe». Sur la situation sécuritaire qui est, selon lui, «très préoccupante actuellement à tout point de vue», il a appelé à l’union sacrée des Burkinabè. Il appartient aux «filles et fils de se concerter pour trouver des solutions à ce problème-là qui freine notre avancement», a-t-il poursuivi.  

L’opposition estimant que le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) «a échoué sur toute la ligne» de gouvernance, a appelé les populations qui partagent leurs visions à sortir «massivement» pour dénoncer la «gestion chaotique» de Roch Kaboré et son équipe.

Par Bernard BOUGOUM

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