La France a connu, ce jeudi 18 septembre 2025, une nouvelle journée de mobilisation nationale. Près de 900 000 personnes, entre grévistes et manifestants, sont descendues dans les rues pour protester contre le budget 2025 récemment présenté par le gouvernement français. Un dispositif policier impressionnant a été déployé pour limiter les blocages des routes.
Ce budget présenté par le gouvernement français, prévoit de grosses économies, environ 40 milliards d’euros, avec la baisse de certaines aides publiques, la réduction des financements pour les collectivités locales, mais aussi la diminution des subventions liées à l’énergie ou à l’apprentissage. Parallèlement, le gouvernement veut augmenter certains impôts, notamment pour les grandes entreprises et les personnes les plus riches. L’objectif affiché est de réduire le déficit public et de rassurer l’Union européenne sur la capacité de la France à rétablir ses finances.
C’est cette politique d’austérité qui a mis le feu aux poudres. De nombreux syndicats et citoyens estiment que ces mesures vont peser directement sur la population, en particulier sur les jeunes, les travailleurs précaires et les familles déjà fragilisées par la hausse du coût de la vie.
Dans les rues, plusieurs voix se sont élevées. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé un climat de répression: «Le gouvernement met 80 000 policiers dans les rues, alors qu’il n’y en avait que 10 à 15 000 par jour lors de la réforme des retraites. C’est une manière de mettre de l’huile sur le feu», a-t-elle déclaré.
La journée a été marquée par des perturbations importantes, surtout dans les transports. À Paris, seules les lignes automatiques du métro fonctionnaient normalement, les autres n’assurant qu’un service minimum aux heures de pointe. Dans plusieurs villes comme Montpellier ou Toulon, des lycées, facultés et routes ont été bloqués par les manifestants, même si certains blocages ont rapidement été levés par la police.
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a indiqué que plusieurs actions de contestation avaient eu lieu dès le matin et a assuré que les forces de l’ordre allaient continuer à intervenir pour lever tout blocage partout en France.
Malgré cette démonstration de force, les syndicats préviennent qu’ils ne comptent pas relâcher la pression tant que le gouvernement ne modifiera pas ses choix budgétaires.
Par Nourah Thiombiano (Stagiaire)




























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