La Fédération iranienne de football a annoncé, le jeudi 18 juin 2026, son intention de déposer une plainte officielle auprès de la FIFA. En cause: les restrictions imposées par les autorités américaines à sa délégation dans le cadre de la Coupe du monde 2026, que Téhéran estime préjudiciables à la préparation de son équipe nationale.
L’Iran hausse le ton à quelques jours de son deuxième match de la Coupe du monde 2026. Jeudi 18 juin, la Fédération iranienne de football a indiqué qu’elle allait porter plainte auprès de la FIFA, dénonçant des mesures qu’elle juge discriminatoires concernant l’accès de sa sélection au territoire américain.
Selon des médias qui citent un responsable de la «Team Melli», les autorités américaines n’autorisent l’équipe à rejoindre la ville hôte de ses rencontres qu’à la veille des matchs, malgré les demandes répétées de la délégation iranienne d’arriver plus tôt afin de mieux préparer les échéances sportives. Une situation que Téhéran considère contraire au principe d’égalité entre les nations engagées dans la compétition.
Cette nouvelle protestation intervient après plusieurs difficultés rencontrées par la sélection iranienne depuis le début du tournoi. Avant même le coup d’envoi de la compétition, les États-Unis avaient refusé de délivrer des visas à certains membres de l’encadrement de l’équipe. Face à ces obstacles et aux tensions liées au conflit au Moyen-Orient, l’Iran a finalement installé son camp de base à Tijuana, au Mexique, plutôt qu’aux États-Unis.
Déjà, lors de son entrée en lice face à la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Los Angeles, conclue sur un match nul (2-2), la sélection iranienne n’avait pu rejoindre la ville que la veille de la rencontre avant de repartir immédiatement après le coup de sifflet final. Le sélectionneur Amir Ghalenoei avait alors affirmé que son équipe était «la plus maltraitée de toute la Coupe du monde».
À l’approche de son duel contre la Belgique, prévu le dimanche 21 juin à Los Angeles, l’Iran assure avoir sollicité une arrivée dès le vendredi afin de permettre aux joueurs de s’acclimater et de préparer la rencontre dans de meilleures conditions. Une requête qui aurait une nouvelle fois été rejetée.
Pour les responsables iraniens, ces contraintes compromettent la préparation technique et physique de l’équipe et justifient pleinement une saisine officielle de l’instance mondiale du football. De son côté, la FIFA n’avait pas encore réagi à cette annonce au moment de la publication de cette information.
Alors que ses trois rencontres de phase de groupes se disputent sur le sol américain, l’Iran se retrouve au cœur de l’actualité du Mondial 2026 pour des raisons dépassant largement le cadre sportif. La plainte annoncée auprès de la FIFA pourrait désormais ouvrir un nouveau front diplomatique au sein d’une compétition déjà marquée par les tensions géopolitiques.
Par Valentin SOMANDE





























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