Accueil A la une Municipales au Togo: une campagne électorale dans un climat globalement apaisé

Municipales au Togo: une campagne électorale dans un climat globalement apaisé

0

La campagne électorale pour les municipales au Togo, élections fixées au 17 juillet 2025, s’est déroulée dans un climat globalement apaisé et sans incidents majeurs, selon le constat général lors des meetings et rencontres de toutes natures entre les candidats et leurs militants et sympathisants. Ce mardi 15 juillet a marqué la fin de cette campagne qui a permis aux potentiels élus municipaux d’aller à la pêche aux voix.

À la veille des élections municipales prévues le 17 juillet 2025 sur l’ensemble du territoire togolais, la campagne électorale, lancée officiellement le 1er juillet, s’est bien déroulée dans l’ensemble. Les Forces de défense et de sécurité (FDS), elles, ont donné le ton de cet acte citoyen, en glissant leur bulletin dans les urnes, dès ce lundi 14 juillet, sur toute l’étendue du territoire national, ce, conformément au chronogramme établi par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). De Lomé à Dapaong, les militaires, gendarmes, paramilitaires et personnels de la réserve opérationnelle ont rempli leur devoir citoyen. Et, selon le ministère togolais des Armées la mobilisation a été « massive ».

La campagne a démarré timidement, notamment du côté de l’opposition qui a quelque peu hésité avant de se lancer pleinement dans la partie, certaines formations ayant mis en avant un contexte de crise pour justifier leur prudence, tout en appelant à un report du scrutin. Mais, cette requête est jugée « inopportune » par bon nombre d’observateurs au regard du calendrier électoral et de l’état d’avancement des préparatifs.

Des acteurs de la société civile, notamment le Collectif des jeunes pour le Développement (CJD), appuyé par ses partenaires et organisations affiliées, ont dans cette crainte de crise sociale, lancé, lundi, un « appel solennel à l’apaisement, à la retenue et au pardon ».

«Le Togo, quelles que soient les divergences d’opinion ou d’analyse, ne doit en aucun cas devenir le théâtre de manifestations violentes susceptibles de nuire à son climat d’affaires», affirment les jeunes réunis sous la bannière du CJD, soulignant que la stabilité demeure une condition essentielle pour mobiliser les investissements nécessaires au développement du pays.

Alors que l’opposition se bat pour courtiser les électeurs, le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), a investi le terrain dès les premiers jours, avec une présence effective et constante sur toiut le territoire. Les candidats du parti au pouvoir qui veulent continuer sur la trajectoire de «bâtir un Togo de paix, démocratique, résilient et prospère», ont multiplié, à profusion, meetings, caravanes et visites de proximité. Cette forte mobilisation étant portée par les structures locales et les militants de l’UNIR.

Selon des observateurs avertis de la scène politique togolaise, certains opposants pourraient payer cash leurs atermoiements et leur double discours, au moment du verdict des urnes. Leurs agissements risquent de démobiliser leur base électorale pour ouvrir un boulevard à UNIR dans plusieurs circonscriptions.

Au regard de ce qui est développé en haut, à ce stade, les tendances indiquent que le rapport de force sur le terrain est largement favorable au parti présidentiel, tant sur le plan de la visibilité que de l’organisation. Sauf surprise, les résultats devraient refléter cette avance acquise durant la campagne.

Le financement public alloué par l’Etat pour appuyer les formations politiques pour la campagne des partis et formations politiques, ainsi que les candidats indépendants, a été fixé à 500 millions de francs CFA. Selon l’Exécutif, 65% du montant de la contribution de l’Etat seront répartis à égalité entre tous les candidats, tandis que les 35% restants seront répartis proportionnellement entre les candidats ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés.

Pour la caution que chaque candidat doit verser qui est arrêtée à 50 000 FCFA, elle a été réduite de moitié pour les femmes, soit un montant de 25 000 FCFA à débourser par chaque candidate.

Pour rappel, les élections municipales permettront d’élire les maires des 117 communes du pays, ainsi que leurs conseillers. Début avril, la Commission électorale nationale indépendante avait procédé à une révision générale des listes. Au total, ce sont 1 527  conseillers municipaux qui seront élus.

Par  Wakat Séra