Selon plusieurs sources médiatiques, une nouvelle étape judiciaire s’est ouverte, ce lundi 11 mai 2026, dans l’affaire du financement présumé libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Devant la Cour d’appel de Paris, l’État libyen a réclamé «10 millions d’euros de dommages et intérêts» à l’ancien président français et à plusieurs autres prévenus.
L’ancien président français Nicolas Sarkozy fait face à une nouvelle offensive judiciaire dans le cadre du dossier du financement présumé libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Ce lundi 11 mai 2026, devant la Cour d’appel de Paris, les représentants de l’État libyen ont officiellement demandé le versement de «10 millions d’euros de dommages et intérêts» à l’ex-chef d’État français et cinq autres personnes poursuivies dans cette affaire largement relayée par plusieurs médias.
Les autorités libyennes estiment que des fonds appartenant à l’État auraient été utilisés de manière «illégale» pour soutenir des intérêts politiques étrangers. Les avocats mandatés par Tripoli ont détaillé leurs demandes en réclamant «5 millions d’euros au titre du préjudice matériel» et «5 millions supplémentaires pour le préjudice moral». Selon eux, cette affaire concerne directement des ressources publiques libyennes supposément détournées durant la période de Mouammar Kadhafi.
L’enquête française sur ce dossier remonte à plusieurs années et porte notamment sur des soupçons de transferts financiers occultes intervenus avant l’élection présidentielle française de 2007. Les magistrats s’intéressent particulièrement au rôle présumé de l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, accusé d’avoir participé à des circuits financiers clandestins destinés à financer la campagne de Nicolas Sarkozy. Cette affaire est considérée comme l’un des plus importants dossiers politico-judiciaires de la Ve République française.
Devant les médias, l’avocat libyen Issam Al-Tajouri a précisé que cette démarche ne constituait pas une nouvelle plainte, mais plutôt la continuité des actions civiles déjà engagées par l’État libyen dans cette procédure. Il a indiqué que les arguments avancés reposaient notamment sur des dispositions du droit français liées au recel de fonds issus d’«activités criminelles», à la «corruption internationale» ainsi qu’au «trafic d’influence».
De son côté, Nicolas Sarkozy continue de rejeter catégoriquement les accusations portées contre lui. L’ancien président, déjà condamné dans ce dossier à une peine de cinq ans de prison pour «association de malfaiteurs», conteste cette décision et dénonce depuis le début une procédure fondée, selon sa défense, sur des témoignages contradictoires et des accusations à caractère politique.
Plus d’une décennie après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, l’affaire continue de raviver les tensions autour des relations franco-libyennes et des circuits financiers hérités de l’ancien pouvoir libyen. Avec cette nouvelle demande d’indemnisation formulée devant la justice française, le dossier Sarkozy demeure au centre d’un feuilleton judiciaire et diplomatique aux multiples ramifications.
Par Valentin SOMANDE




























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