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Niger: la cohésion nationale, l’arme fatale contre l’insécurité

Un vote qui s'est passé dans le calme, à l'honneur du peuple nigérien (PH d'archives)

Alors que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seule structure habilitée à rendre publics les résultats provisoires des scrutins, est à la tâche, les observateurs nationaux et ceux internationaux livrent, eux, les constats et recommandations de leur séjour sur le terrain. Si le verdict définitif de ce second tour de l’élection présidentielle, dont la proclamation est l’apanage de la seule cour constitutionnelle, est attendu avec impatience, le calme et la transparence du vote, constatés par tous les observateurs, et les délégués des partis politiques qui se trouvaient dans les bureaux de vote et au niveau de la CENI, constituent la preuve de la maturité politique du peuple nigérien. Mais, plus que les chiffres qui sortiront des urnes, et désigneront le nouveau président du Niger pour les cinq prochaines années, les défis qui attendent le pays recommandent la mise en place de leviers essentiels pour la paix, socle du développement.

Et au titre de ses douze travaux d’Hercule, le futur successeur de Mahamadou Issoufou, la fierté de la démocratie africaine, aura comme première priorité de rendre au Niger sa quiétude. Une urgence qui s’est, une fois de plus imposée, avec, l’ignoble assassinat, ce dimanche 21 février, jour de vote, dans la commune de Dargol, dans la région de Tillabéri, de sept agents locaux de la CENI. Leur véhicule, qui transportait du matériel électoral, a, alors, sauté sur une mine improvisée. Ce énième attentat meurtrier qui a endeuillé le Niger, n’est, malheureusement, que la partie visible de l’iceberg érigé par des terroristes constamment assoiffés de sang, le sang d’innocents nigériens qui ne demandent qu’à vaquer tranquillement à leurs activités pour faire vivre leurs familles.

L’heure n’est donc plus à la division des communautés, division dont se nourrit le terrorisme. Les propos racistes et haineux, le venin du tribalisme, l’esprit maléfique de xénophobie, distillés par des politiciens aux desseins égoïstes et très personnels, doivent être bannis et leurs auteurs combattus avec la dernière énergie. Fort heureusement, les Nigériens, comme un seul homme, ont opté pour cette voie heureuse qui a conduit à des élections détribalisées. Toute chose qui augure de la volonté des Nigériens de ne point faire le jeu de ces hommes politiques en perte de vitesse, et d’œuvrer pour l’unité et la cohésion nationales, gages de victoire sur les menaces terroristes, et donc le retour de la sécurité, et des biens et des personnes.

La jarre trouée, ne pourra jamais garder l’eau. L’adage est bien connu des Africains et surtout des Nigériens qui, aujourd’hui, doivent continuer à montrer la voie à tous les autres peuples, après avoir réussi des élections locales, législatives et présidentielle, pendant que sous d’autres cieux élection est synonyme de guerre et autres violences. Comme en est convaincu, Mahamadou Issoufou qui passe le témoin, à l’issue de son second quinquennat constitutionnel, alors que d’autres tombent sous le charme des troisièmes et sixième mandat anticonstitutionnels, «c’est le Niger qui gagne».

Par Wakat Séra

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