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Ouagadougou accueille le corps d’Alino Faso

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Ouagadougou, la capitale politique burkinabè, a accueilli, ce lundi 18 août 2025, aux environs de 14h42mn (heure locale), la dépouille de Alain Christophe Traoré, plus connu sous le nom Alino Faso, déclaré «mort en détention», par le procureur de la République ivoirienne, dans un communiqué en date du dimanche 27 juillet 2025. Parents, autorités gouvernementales, amis et collaborateurs étaient présents, à l’aéroport, pour témoigner leur attachement et leur compassion à la famille de Alino Faso.

Des membres du gouvernement à l’accueil de la dépouille mortelle de Alino Faso

Trois semaines après l’annonce du décès de Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, en prison à l’école de gendarmerie en Côte d’Ivoire, sa dépouille mortelle a été rapatriée à Ouagadougou, ce lundi 18 août 2025.

C’est avec une vive émotion que des personnes sorties nombreuses, famille, autorités gouvernementales, collaborateurs, acteurs de la société civile, ont accueilli, sur le coup de 14h42 (GMT), la dépouille d’Alino Faso, à l’aéroport international de Ouagadougou.

«Ton départ n’est pas une fin. C’est une semence de courage pointée dans le cœur de notre nation, que Dieu convertisse tes œuvres sociales en grâce pour son paradis. Alino forever», lit-on sur une photo géante et une pancarte que brandissaient des personnes à l’arrivée du corps de celui qui était devenu, pour de nombreux jeunes, un symbole d’engagement et de courage.

Lianhoué Imhotep Bayala, acteur de la société civile

La disparition de Alino Faso est «un choc national et un traumatisme pour le peuple burkinabè», a dit Lianhoué Imhotep Bayala, acteur de la société civile. Pour lui le corps de l’activiste «est sacré, c’est un symbole pour nous». «Nous espérons enfin connaitre la vérité pour que justice soit faites», a-t-il poursuivi.

Accueil du corps de Alino Faso à l’aéroport international de Ouagadougou

L’activiste Bationo de Kyon, a quant à lui salué l’engagement des autorités du Burkina qui a conduit au rapatriement du corps de M. Traoré sur le sol burkinabè. «C’est vraiment triste, son départ nous a tellement choqué. Nous attendons de voir ce qui va ressortir de l’autopsie. Il nous faut une preuve tangible sur la disparition de notre frère et nous faisons confiance à la justice pour cela», a t-il souligné.

Mobilisation pour accueillir la dépouille mortelle de Alino Faso

En rappel, Alino Faso avait été arrêté le 10 janvier 2025, en terre ivoirienne et inculpé pour «intelligence avec des agents d’un État étranger de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la Côte d’Ivoire». Il était détenu à l’école de gendarmerie, où il se serait suicidé, selon le Procureur. Une version que rejette Ouagadougou.

Le rapatriement du corps d’Alino Faso, marque une étape importante dans une affaire qui suscite de nombreuses interrogations. Et le Burkina Faso attend de connaître la vérité autour de son décès, alors qu’il était en détention.

Par Valentin SOMANDE (Stagiaire) / Nourrah Tiombiano (Stagiaire)