
Les autorités municipales de Ouagadougou ont rebaptisé, l’ex-rue 53.04 qui devient l’«Avenue François Djoby Bassolet», du nom de l’une des figures emblématiques du journalisme et de la culture en Haute-Volta, actuellement Burkina Faso. C’était au cours d’une cérémonie, ce jeudi 5 mars 2026, dans l’arrondissement 12. Feu Djoby François Bassolet dont «nous allons honorer la mémoire a marqué l’histoire de notre pays par son engagement à travers le journalisme, l’histoire, la culture mais aussi la politique», a déclaré Dieudonné Ouédraogo, 2e vice-président de la Délégation spéciale de la capitale burkinabè.
La marie de Ouagadougou a procédé, ce jeudi 5 mars 2026, à des cérémonies de baptême de rue en vue de rendre hommage à trois illustres Burkinabè dont feu François Djoby Bassolet. La voirie urbaine précédemment identifiée sous le numéro 53.04 débutant à l’Ouest par l’Avenue Mouammar Khadafi et finissant à l’Est par l’Avenue Sotigui Kouyaté portera désormais pour nom de baptême : «Avenue Djoby François Bassolet».

Dès 11H00, ce jeudi 5 mars 2026, des éléments de la police municipale régulaient le passage de l’ex-rue 53.04 dont la grande tente installée aux abords avec de la musique majoritairement Gourounsi distillée via une grosse sonorisation, annonçait déjà l’évènement solennel prévu pour débuter à 12H00 dans l’Arrondissement n°12 de la capitale burkinabè. Parents, proches et amis n’ont pas voulu se faire conter la cérémonie de baptême en la mémoire de François Djoby Bassolet.

Devant les dizaines d’invités de marque dont plusieurs anciens cadres du Burkina, donnant du cachet aux témoignages sur l’illustre disparu, le 2e Vice-Président de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, accompagnée d’une des filles de l’élu du jour, ont ensemble, sous les regards et les applaudissements, dévoilé la plaque de l’avenue dédiée désormais à François Djoby Bassolet. Cet acte a été spontanément suivi des séances de photos entre famille, ami et autres retrouvailles.

«Nous voudrions traduire toute notre gratitude et notre reconnaissance aux autorités nationales à travers celles communales et d’arrondissement qui contribuent à perpétuer l’image d’un illustre homme de presse, de culture et surtout un patriote sincère», a affirmé son fils, Christian Benjamin Bassolet, représentant la famille Bassolet. Selon lui, le message de la famille se résume à la «reconnaissance et (la) gratitude» à l’endroit des autorités qui porté l’initiative.
Pour lui, la décision a tardé mais la famille rend grâce aux initiateurs. «Ça a trop duré mais, ça fini par se faire ce jour, donc, nous rendons grâce pour ce jour. Aujourd’hui, nous sommes très honorés, nous sommes contents parce que nous-mêmes qui avions vécu à l’ombre de cet immense monsieur, nous avons vu ce qu’il a fait et pour sa famille, et pour son environnement et pour son pays. Et nous pensons que ce n’est que justice rendu aujourd’hui. Vous voyez que la famille ici est réunie», a-t-il souligné.

Christian Benjamin Bassolet a dit être également habité par un sentiment de «fierté» en ce sens que pour la postérité, «à chaque fois que quelqu’un empruntera cette rue, il se rappellera de l’œuvre» de son père dont il retient surtout les «valeurs d’intégrité, d’honnêteté et de franc-parler».
En effet, celui dont le nom porte désormais sur la rue 53.04 était le «Directeur de l’information, Co-organisateur et Vice-président de la Semaine du Cinéma Africain actuel FESPACO. Il a été le premier Directeur Général de l’Agence Voltaïque de la Presse, actuelle AIB (Agence d’Information du Burkina). Au-delà du journalisme qui était son domaine de définition, feu Djoby François Bassolet va aussi s’illustrer dans celui de la culture où il laissera d’ailleurs une empreinte indélébile», a dit le 2e Vice-Président de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, le patron de la cérémonie.

M. Ouédraogo a poursuivi que François Djoby Bassolet aux côtés d’illustres contemporains tels Alimata Salambéré, Ousmane Sembène du Sénégal, Oumarou Ganda et Moustapha Alassane du Niger, Timité Bassory de la Côte d’Ivoire, Odette Sanogo, Mamadou Simporé et Claude Prieux (ancien Directeur du Centre Culturel Franco-Voltaïque), «ont été les initiateurs, les pères fondateurs en mars 1969 de la Semaine du Cinéma Africain de Ouagadougou qui deviendra le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont le rayonnement va aujourd’hui au-delà des frontières du Burkina Faso et qui fait la fierté de notre belle cité ».

En résumé, c’est au regard de ces multiples contributions que l’homme de son vivant a apportées pour le rayonnement du Burkina Faso et de sa capitale, que la Commune de Ouagadougou, «reconnaissante», a décidé de baptiser, pour la postérité, une avenue à son nom, a indiqué Dieudonné Ouédraogo.
François Djoby Bassolet est né à Réo en 1933 et décédé le 2 juillet 2001.
Par Bernard BOUGOUM




























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