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Ouagadougou: un mouvement lance un projet pour planter 38 500 arbres dans 1 000 écoles

Des membres du MOJED immortalisant la plantation d'un arbre

Le Mouvement des jeunes engagés pour le développement (MOJED) a ouvert le jeudi 16 juin 2022, à Ouagadougou, sa session de reboisement de « 38 500 arbres dans 1 000 écoles » de la capitale burkinabè. Le lancement de ce projet environnemental dénommé : « Une école-50 arbres » a été l’occasion pour les dirigeants du mouvement et les responsables des arrondissements et des ministères en charge de l’Education, de l’Environnement et de la Jeunesse, de planter des arbres à l’école la Sagesse à l’arrondissement n°9.

Les responsables du Mouvement des jeunes engagés pour le développement (MOJED), soutenus par les ministères en charge des questions de l’éducation, de l’environnement et de jeunesse, ainsi que d’autres acteurs du développement durable et endogène, ont assisté au lancement du projet de MOJED qui vise un cadre sain et vivable dans les établissements scolaires et secondaires de Ouagadougou. Ce projet dont la mise en œuvre sera effective en 36 mois (trois ans) « contribuera à restaurer le couvert végétal de Ouagadougou, à fournir de l’ombre aux millions d’élèves de la ville, à améliorer la pluviométrie et à lutter contre le changement climatique », selon le président du MOJED, Kassoum Koudougou.

Le MOJED par cette opération « veut se démarquer de la plupart des Organisations de la société civile qui sont plus dans la critique que dans l’action », a déclaré M. Koudougou. Il a laissé entendre que lui et ses 500 camarades, membres de l’organisation, veulent contribuer à « lutter efficacement contre le changement climatique qui fait souffrir toute la planète terre de nos jours ».

Le président du MOJED, Kassoum Koudougou

«Cette opération va permettre de contrer la déforestation, la désertification et de procurer une éducation environnementale aux élèves qui constituent la base essentielle de la population à qui nous voulons confier cette garde de l’environnement au Burkina Faso », a indiqué Kassoum Koudougou, diplomate de formation qui pour l’amour de l’éducation a embrassé l’enseignement comme profession.

Pour ce projet, le MOJED « a pris l’engagement de planter 38 500 arbres dans 1 000 écoles pour la seule ville de Ouagadougou. Après, si on a les moyens, nous allons étendre cette action dans les autres écoles des autres villes du pays », a-t-il dit, déplorant que leur ambition soit limitée par la faute de ressources. C’est ce fait que le projet est étalé sur trois ans. « Le temps de nous permettre de collecter les fonds les bonnes volontés pour le mettre en œuvre », a-t-il soutenu avant d’expliquer que la mise en œuvre de ce programme se fera en trois phases.

La première phase prendra en compte la première année et va concerner l’éducation environnementale. « On va choisir 24 écoles dans les 12 arrondissements de la capitale pour la phase pilote afin que cela serve d’exemple pour éduquer les enfants ». « La deuxième et troisième phase va constituer le reboisement massif des 38 500 arbres pour toute la ville de Ouagadougou », a-t-il fait noter, indiquant que ce sont les arbres locaux comme les manguiers, nimiers, les bananiers et les orangers qui sont priorisés.

Photo de famille

Les représentants des ministères concernés par ce programme et les dirigeants de l’école la Sagesse ont loué l’initiative et rassuré les membres du MOJED de leur accompagnement. Ils ont indiqué qu’ils veilleront à ce que les élèves entretiennent les arbres qu’ils auront eux-mêmes plantés.

Pour l’enseignant de base, Ismaël Yaméogo, représentant du ministère de l’Education nationale, « ce projet va emmener les élèves à se fidéliser avec l’environnement et en chercher à connaître davantage sur le domaine ». « Ce projet participe même de la philosophie du ministère qui est dans cette dynamique d’arriver à faire en sorte que chaque élève plante un arbre et l’entretenir au cours de toute l’année scolaire », a-t-il confié, rassurant les membres du MOJED que les autorités éducatives « sont en tout cas prêtes à (les) accompagner techniquement ».

Le MOJED lance un appel à toutes les structures soucieuses de la préservation de l’environnement, à le soutenir pour la réussite de son programme.

Par Bernard BOUGOUM

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