Accueil A la une Présidentielle 2020: le leader de l’opposition burkinabè craint une « fraude »

Présidentielle 2020: le leader de l’opposition burkinabè craint une « fraude »

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Le leader de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), à la présidentielle du 22 novembre prochain, a alerté ce dimanche 15 novembre 2020, l’opinion nationale et internationale, sur de « possibles fraudes électorales », lors d’un meeting au stade Joseph Issoufou Conombo, ex-stade municipal de Ouagadougou.

C’est dans un stade plein de militants et sympathisants de la deuxième force politique burkinabè, venus de tous les horizons du pays et de l’extérieur, que M. Diabré a appelé ses admirateurs, surtout ceux qui seront dans des bureaux de votes, à ouvrir l’oeil et le bon pour ne pas se laisser berner et tomber dans la « corruption ».

Le candidat de l’UPC dit avoir eu vent des informations sensibles sur de probables cas de fraude en gestation. « Nous avons eu des informations qui nous alarment sur des possibilités de fraude électorale », a-t-il laissé entendre avant d’expliquer qu’un de leurs « amis a capté un message où on a l’intention de demander aux Haut-Commissaires et aux Préfets d’envoyer la liste des gens qui sont dans les Commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI) et des Commissions électorales communales indépendantes (CECI) ».

Le Chef de file de l’opposition exprime son inquiétude sur le le sujet à ces propos : « Ça, il faut qu’on fasse attention parce que nous sentons qu’on veut corrompre nos éléments qui sont dans les bureaux de vote pour la surveillance électorale ». « Vous savez, si on corrompt un élément et qu’il change de PV (procès-verbal), le résultat change », a-t-il poursuivi. Sur ce, il a invité les militants de l’opposition à faire valoir leur degré d’intégrité pour barrer la route à la fraude.

Ce rassemblement de l’UPC dans la capitale burkinabè qui intervient après une suspension de deux jours en vue de faire le deuil des 14 militaires tués en milieu de semaine à Tin-Akoff lors d’une embuscade dans l’extrême Nord du Burkina, est une démonstration de force du point de vue de la mobilisation qui visiblement satisfait les responsables du parti du « Lion ».

Sur le sujet des attaques armées reccurentes qui endeuillent le pays depuis mi-janvier 2016, le champion de l’UPC estime qu’il a la meilleur offre pour ramener la quiétude au Burkina Faso. Et comme il le répète depuis le début de cette campagne électorale, pour lui, une fois, à Kosyam, son pouvoir continuera de rendre performante l’armée par les recrutements, les formations et l’achat de l’équipement, mais, la donné nouvelle sera une possible « négociation » avec les assaillants généralement qualifiés de « terroristes » pour en finir avec les agressions des bandits armés.

Pour lui, il est illusoire de penser qu’on peut résoudre le phénomène du terrorisme par la seule force canon. C’est pourquoi il a cité en exemple des pays comme l’Afghanistan qui est dans cette spirale depuis au moins 30 ans sans y remédier.

Pour les sujets de développement (lutte antiterroriste, réconciliation nationale, lutte contre la corruption, éducation, santé, emploi, logement…), Zéphirin Diabré, estime que si on doit noter sans complaisance, le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, majorité), il aura « 00/20 » dans tous les domaines. C’est pourquoi il a appelé ses militants et sympathisants « à ne plus commettre l’erreur de 2015 » en votant Roch Marc Christian Kaboré, le président-candidat du MPP.

Ce rappel des troupes de l’UPC visent à bien positionné ses candidats de la présidentielle et des législatives pour un bon score électoral dans la région du Centre du Burkina, notamment, Ouagadougou qui compte 12 arrondissements, au soir de l’élection couplée dimanche prochain.

Par Bernard BOUGOUM

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