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Présidentielle en Côte d’Ivoire: Ouattara à la croisée des chemins

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Le président ivoirien, Alassane Ouattara, entretient le suspense

La réunion du conseil politique du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) présidée cet après midi du mercredi 29 juillet 2020 par son président Alassane Ouattara était attendue par tous les Ivoiriens. Les regards étaient tournés vers le président ivoirien qui devrait se prononcer sur toutes les sollicitations qui le «supplient» de briguer un nouveau mandat le 31 octobre prochain. Devant des militants accrochés à ses lèvres, «le Brave Tchê» a dribblé ses fans.

«Je prends acte», a-t-il lancé avant d’ajouter de les rassurer sur sa décision à venir et qui laisse peu de doute sur ses intentions. Propos choisis: «Je voudrais vous rassurer que je suis avec vous… Je vous demande de me laisser le temps du recueillement. Mais vous savez que je ne vous ai jamais déçus et je ne vous décevrai pas… Je ne vous ai jamais déçus! Je ne vous décevrai jamais! Je tiens à la victoire du RHDP. Je tiens à la cohésion au sein de notre parti. La responsabilité veut que la Côte d’Ivoire continue dans la paix… Je reviendrai vers vous très prochainement et je m’adresserai à la nation… Je vous demande de me laisser le temps du recueillement».

Ainsi, le président ivoirien maintient le suspense sur sa candidature au moment où l’on assiste à des ballets incessants à son domicile, des marches, des meetings, des motions de femmes, de jeunes, d’enseignants, de chefs traditionnels, pour lui demander de rempiler afin de «sauver» la Côte d’Ivoire. Au cours de la rencontre de ce mercredi, les femmes du RHDP ont décaissé séance tenante 70 millions de francs CFA pour payer sa caution (50 millions) et battre sa campagne.

C’est clair, le président Alassane Ouattara est à la croisée des chemins. S’il cède aux appels de pied de ses thuriféraires, il aura «gâté» son nom en revenant sur sa promesse de passer le flambeau à une génération nouvelle. En cas de réponse négative, son parti est exposé à l’implosion, au regard des querelles intestines qui opposent les différents clans. Il s’y est même déjà créé un front «Tous sauf Hamed Bakayoko», le ministre de la Défense, le «second fils», un moment pressenti pour succéder au «premier fils» Amadou Gon Coulibaly décédé le 8 juillet 2020. Ce qui est ceratain, Alassane Ouattara n’a que jusqu’au 31 août pour mettre fin au suspense à moins qu’il décide de reporter la présidentielle du 31 octobre.

Par Wakat Séra    

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