Accueil A la une Présidentielle ivoirienne: les manifestations contre la décision du Conseil constitutionnel interdites

Présidentielle ivoirienne: les manifestations contre la décision du Conseil constitutionnel interdites

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La Côte d'Ivoire attend sa présidentielle (Ph. d'archives)

Dans un communiqué, rendu public jeudi 2 octobre 2025, le Conseil national de sécurité affirme avoir pris la décision d’interdire tout rassemblement public visant à contester les décisions prononcées par le Conseil constitutionnel au début du mois de septembre. La mesure intervient alors que les deux principales formations de l’opposition prévoyaient d’organiser une marche pour «exiger un dialogue pour des élections inclusives, transparentes et démocratiques», samedi 4 octobre 2025.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé par voie de communiqué, le jeudi 2 octobre 2025, plusieurs mesures pour sécuriser le pays durant la période électorale. Le Conseil national de sécurité (CNS) a indiqué notamment que «44 000» éléments des Forces de défense et de sécurité ont été mobilisés pour «garantir un scrutin sécurisé et apaisé».

Ces derniers effectueront des patrouilles mixtes, pédestres et motorisées, a précisé le document qui fait aussi le constat que, depuis la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats à la présidentielle du 25 octobre, «plusieurs individus, dont des responsables politiques, tiennent des propos à caractère xénophobe, haineux et subversif, et diffusent de fausses informations de nature à troubler l’ordre public».

Or, les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours, a rappelé le CNS qui annonce par conséquent avoir instruit les ministres de la Justice et de la Sécurité pour interdire les «meetings et manifestations publiques visant à contester».

Cette mesure intervient alors que les principales formations politiques de l’opposition, dont le Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) de l’ex-président Laurent Gbagbo, prévoyaient d’organiser une marche pour «exiger un dialogue pour des élections inclusives, transparentes et démocratiques», samedi 4 octobre.

Cette dernière a été interdite, car elle présentait des «risques de troubles à l’ordre public», a affirmé un communiqué de la préfecture d’Abidjan.

Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)