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Procès putsch manqué: Le Bâtonnier Mamadou Traoré déplore l’attitude du parquet

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Des accusés dans le dossier du putsch de 2015

Le Bâtonnier Mamadou Traoré, poursuivi dans le dossier du putsch manqué de 2015, a déploré ce mercredi 21 août 2019, dans son mot de la fin, l’attitude du parquet et celle de certains avocats des parties civiles, tout au long de la procédure.

L’accusé Me Mamadou Traoré, dans son mot de la fin, après la plaidoirie de ses avocats, a dénoncé l’attitude de la partie poursuivante et des conseils des parties civiles, qui ont adopté «la théorie de la culpabilité évidente». Cette théorie qui consiste à déclarer coupable l’accusé sans l’avoir jugé.

Le Bâtonnier s’est demandé comment le procureur militaire et des avocats des parties civiles qui sont des parties prenantes au procès, peuvent qualifier des accusés de « criminels irrepentis », alors que le juge n’a pas encore rendu de décision.

Il a laissé entendre que son rôle dans cette affaire de putsch, a été de contribuer au dénouement de la crise, car c’est lui qui aurait suggéré au président Macky Sall de rencontrer les éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et de songer aux victimes. Selon lui c’est suite à ses conseils qu’une somme de 500 000 dollars a été décaissée au profit des victimes.

«Le parquet dans cette affaire a manqué de loyauté, de hauteur parce qu’on ne poursuit pas quelqu’un qui n’a rien fait», a soutenu l’avocat du Bâtonnier Traoré, Me Patrick Monthé selon qui «il n’y a pas de charge» contre son client. «La grandeur du parquet c’est de dire qu’«on ne peut pas poursuivre parce qu’il n’y a pas de charge»», a-t-il conclu.

A la suite de la plaidoirie de la défense de Me Traoré, ce fut le tour des avocats des deux hommes politiques, Léonce Koné et Me Hermann Yaméogo, de plaider pour leurs clients.

Le Bâtonnier Antoinette Ouédraogo qui a débuté la plaidoirie de ses deux clients, s’est demandé en quoi ces accusés ont pu aider ou assister à la commission des infractions qui sont mises à leur charge. Pour elle, le fait que ses clients ont rencontré le général Gilbert Diendéré le 17 septembre 2015, ont reçu l’argent collecté en Côte d’Ivoire et amené au Burkina par un avion militaire, ne fait pas d’eux des complices des faits d’attentat, meurtres, coups et blessures volontaires.

Quelque temps après, pendant qu’elle plaidait, elle a été victime d’un malaise. Cet incident est le deuxième du genre en deux jours. En rappel, hier mardi 20 août 2019, l’audience a été suspendue avant l’heure du fait d’un malaise d’un membre du parquet.

L’audience a été donc suspendue à 11h25 et reprendra le vendredi 23 août 2019 à 9h.

Par Daouda ZONGO

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