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Attaque de Koutougou: 24 militaires tués, selon un bilan officiel

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Militaire burkinabè (photo utilisée à titre d'illustration)

Au moins vingt et quatre militaires ont été tués lundi lors d’une attaque «d’envergure» perpétrée par des terroristes contre la position de l’armée burkinabè à Koutougou, une localité située à près 300 km, au Nord de Ouagadougou, selon un bilan officiel publié le mardi 20 août 2019. Des frappes aériennes suivies de ratissages de l’armée, quelques temps après le passage des assaillants, a fait «quarante terroristes tués et 20 motos détruites», a rapporté le service d’information du gouvernement.

L’armée burkinabè a enregistré le lundi 19 août 2019, l’attaque la plus meurtrière des suites d’actes terroristes. C’était à Koutougou, localité faisant partie de la zone rouge du Burkina Faso, pays sahélien situé au cœur de l’Afrique occidentale, dont la plupart des pays font face à une menace terroriste sans précédent.

«Suite au communiqué du 19 août 2019, relatif à l’attaque du détachement militaire de Koutougou (Province du Soum), le bilan actualisé du côté des Forces armées nationales se présente ainsi qu’il suit: 24 militaires décédés, sept blessés, cinq toujours recherchés, ainsi que des dégâts matériels », précise un communiqué de l’état-major général de l’armée. La note poursuit que par ailleurs, « les opérations aériennes et terrestres se poursuivent ».

Les autorités militaires invitent les populations des zones concernées « à la sérénité et au respect des mesures de sécurité prises ». Le chef d’état-major général des armées, le général de brigade Moïse Miningou, « compatit profondément à la vie douleur ressentie en ces instants particuliers par les familles des disparus, et invite nos vaillants soldats à rester déterminés », conclut le communiqué de la direction de la Communication et des Relations publiques des Armées.

A la suite de cette attaque qui a indigné les Burkinabè, le parti leader de l’opposition, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), a demandé « purement et simplement la démission du gouvernement », tandis que certains partis toujours de l’opposition, accusant le pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) d’avoir « échoué », veulent qu’on dote les agents de sécurité de matériels conséquents à même de résister à la puissance de feu des bandits armés qui écument la partie Nord et Est, notamment du Burkina Faso.

Face à l’urgence de la situation, le chef suprême des Armées, le président Roch Kaboré, a présidé hier matin, une session du Conseil supérieure de la Défense nationale. Selon le chef de l’Etat, « la guerre contre le terrorisme est une guerre de longue haleine. Et dans cette guerre, nous gagnerons des batailles, nous en perdrons, mais ce qui est important, c’est que nous puissions gagner la guerre. C’est pourquoi, je voudrais saluer l’engagement de nos Forces de défense et de sécurité, dans ce combat difficile, et dire que nous sommes de cœur avec elles ».

« Le Burkina Faso ne cédera pas une partie du territoire, dussions-nous tous y laisser notre vie. C’est un combat qui est noble, nous devons y mettre notre fibre patriotique, nous devons nous situer au-dessus des émotions, pour savoir que la seule chose qui vaille la peine d’être défendue aujourd’hui, c’est le Burkina Faso et ses populations », a invité Roch Marc Christian Kaboré.

Par Bernard BOUGOUM

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