Accueil Monde «Quatre morts» lors des manifestations contre la «flambée du prix du carburant»

«Quatre morts» lors des manifestations contre la «flambée du prix du carburant»

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Le Kenya a été secoué, ce lundi 18 mai 2026, par une journée de manifestations et de grève des transports publics contre la «hausse des prix du carburant». Les violences survenues à Nairobi et dans plusieurs localités ont fait au moins «quatre morts» et «plus de trente blessés», dans un contexte de forte colère sociale liée au coût de la vie.

La tension est montée d’un cran au Kenya après l’entrée en vigueur d’une nouvelle «hausse des prix des carburants». Ce lundi 18 mai 2026, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer l’augmentation du coût de la vie, provoquant d’importants affrontements qui ont coûté la vie à «quatre personnes», selon des médias locaux citant le ministre de l’Intérieur, Onesimus Kipchumba Murkomen.

Parallèlement aux manifestations, une grève nationale des transports publics a paralysé une grande partie de Nairobi. De nombreux habitants se sont retrouvés bloqués dans les quartiers périphériques de la capitale, tandis que plusieurs automobilistes ont préféré rester chez eux. Le centre-ville est resté quasiment désert tout au long de la journée.

Sur plusieurs grands axes routiers, des manifestants ont dressé des «barricades» et «incendié des pneus» pour exprimer leur mécontentement face à la hausse des prix du carburant. Plusieurs protestataires estiment que le coût de la vie est devenu «insupportable» pour une large partie de la population.

Depuis le vendredi 15 mai, les prix à la pompe ont atteint des niveaux records dans le pays. Le diesel a enregistré une hausse de «23,5 %», tandis que l’essence a augmenté de «8 %». Une situation qui inquiète aussi bien les ménages que les acteurs économiques.

Le président William Ruto, actuellement en déplacement à l’étranger, ne s’est pas encore exprimé sur cette nouvelle flambée des prix. Lors de la précédente révision tarifaire en avril, il avait expliqué l’augmentation par les répercussions de la guerre en Iran, tout en annonçant des allègements fiscaux pour limiter l’impact sur les consommateurs.

De son côté, la Chambre nationale de commerce et d’industrie du Kenya a averti que cette hausse du carburant pourrait entraîner une augmentation généralisée des prix des biens et services. L’institution souligne notamment l’importance du diesel dans les secteurs du transport, de l’agriculture, de la logistique, du commerce et de la construction.

Le ministre du Trésor et de la Planification économique, John Mbadi, a estimé sur la chaîne NTV que la grève des transports n’était «pas justifiée», malgré les difficultés provoquées par la hausse des produits pétroliers. Selon lui, le gouvernement fait face à une «crise internationale qu’il n’a pas provoquée» et tente de préserver l’équilibre des finances publiques.

Alors que la colère populaire continue de grandir, les autorités kényanes sont désormais confrontées à une pression croissante pour apporter des réponses rapides à la crise du coût de la vie. Après la mort de quatre manifestants, la situation pourrait encore se tendre dans les prochains jours si aucune mesure d’apaisement n’est annoncée.

Par Valentin SOMANDE