Accueil Politique Recrutement au MINEFID: Ablassé Ouédraogo juge la décision « démagogique et irresponsable»

Recrutement au MINEFID: Ablassé Ouédraogo juge la décision « démagogique et irresponsable»

0
Ablassé Ouédraogo, le président du parti Le Faso autrement (Ph. d'archives)

Le président du parti politique Le Faso Autrement, Dr Ablassé Ouédraogo, a jugé ce mardi 20 juin 2018 dans une note que la décision du gouvernement de recruter des retraités et des volontaires pour « remplacer » les travailleurs du Ministère de l’Economie et des Finances et du Développement (MINEFID) qui observent un arrêt de travail, est « démagogique et irresponsable».

« Dans l’histoire de la lutte syndicale en Haute Volta/Burkina Faso, l’on retiendra que tous les bras de fer qui ont opposé les gouvernements aux syndicats des Travailleurs se sont toujours soldés par le renversement desdits gouvernements qui sont allergiques aux négociations », a écrit Ablassé Ouédraogo sur la page Facebook de Ouaga FM. Le président du Faso Autrement a mentionné « les régimes des Présidents Maurice YAMEOGO, Sangoulé LAMIZANA, Saye ZERBO (qui) l’ont appris à leurs dépens ». Il a aussi rappelé la décision du président Thomas SANKARA de licencier massivement les enseignants (qui) lui a été aussi dans un certain sens préjudiciable ».

Ablassé Ouédraogo estime dans ce document que « dans le bras de fer qui perdure au MINEFID entre le gouvernement et la Coordination des Syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF), la décision prise par le Gouvernement réuni en Conseil des ministres le 18 juin 2018, de faire appel aux retraités et aux volontaires pour ne pas compromettre la continuité du service public, semble ouvrir royalement la voie de la sortie de scène et non pas de la sortie de crise au régime de Roch Marc Christian KABORE ».

D’ailleurs, poursuivi l’ex-chef de la diplomatie, « cette décision démagogique et irresponsable du gouvernement ressemble plus à de la provocation à l’endroit des syndicats et des travailleurs. En plus, elle ne pourra pas être mise en œuvre efficacement et donc ne donnera satisfaction ni aux autorités ni à la population. L’impasse et le blocage prendront vite place et le chaos suivra ».

« Malheureusement dans notre pays, tous ceux qui arrivent au pouvoir deviennent toujours amnésiques et ne savent pas se servir des expériences vécues par les autres pour en tirer les leçons idoines », déplore-t-il en signifiant que « cette situation illustre bien que le pays va mal, il va même très mal et personne aujourd’hui ne peut se convaincre du contraire ».

Par Mathias BAZIE