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Sécurisation du Burkina: des caméras de surveillance en place, selon Simon Compaoré

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Simon Compaoré, ministre burkinabè de la Sécurité intérieure

Le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré a affirmé mardi 3 octobre 2017, que «des efforts ont été faits» en matière de sécurisation du Burkina, annonçant l’ouverture prochaine de nouveaux commissariats et de brigades de gendarmerie, face à la presse à Ouagadougou.

«En matière de sécurité, des efforts ont été faits», a laissé entendre le ministre Compaoré qui note qu’ «on monte crescendo en logistique, en armement et en moyens de protection des hommes».

Pour lui, il faut aller sur le terrain pour constater que «les choses bougent», confiant que des «dotations ont été faites à tous les niveaux», mais estimant que cela «est encore insuffisant et qu’il y en aura d’autres, peut-être même avant la fin de l’année et au cours de l’année 2018».

«Des matériels sont arrivés hier (lundi 2 octobre) et nous allons faire des tests grandeur nature pour voir si on est attaqué comment les hommes, avec ces moyens, vont pouvoir réagir», a déclaré M. Compaoré, affirmant que «la question de prise en charge au niveau sanitaire est prise en compte»  et «du matériel arrivera pour qu’on ait une unité, et que celle-ci se mette immédiatement en mouvement lorsqu’il y a une attaque».

«Cette année (…) neuf commissariats de police et deux brigades de gendarmerie sont actuellement en construction», a confié le premier responsable de la Sécurité intérieure, précisant que ces constructions se font, notamment, «à Gorgagui, Séitenga, Déou, Arbinda, Barboulé, Tongomael», des localités situées toutes dans le Sahel où les attaques armées sont récurrentes.

En plus de ces actions, des caméras de surveillances sont mises place pour la surveillance en vue de mieux sécuriser les populations, a indiqué Simon Compaoré, sans autre précision.

Le ministre de la Sécurité intérieure a invité les populations à «positiver l’action des Forces de défense et de sécurité afin de les encourager (car) elles «vendent aussi leur vie». «Il faut qu’elles sachent que le peuple les soutient», a-t-il poursuivi, souhaitant qu’on «ne sape pas leur morale».

Pour Simon Compaoré, la sécurisation incombe à tout le monde, notant que les attaques auxquelles fait face le Burkina dans ces dernières années sont «des méthodes qu’on n’a jamais vues» dans ce pays et qu’il ne s’agit «pas d’une guerre classique».

Selon lui, le forum qui est prévu du 24 au 26 octobre 2014 à Ouagadougou, vise à trouver les voies et moyens pour mieux sécuriser le territoire burkinabè.

Par Daouda ZONGO