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SITARAIL: le train de la culture est parti pour Bobo-Dioulasso

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Les passagers embarquant dans le train de SITARAIL

La Représentante du ministre burkinabè en charge de la Culture, Margueritte Doannio/Sou, a lancé, officiellement, «le train de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2026», à la gare ferroviaire de Ouagadougou, en présence responsables du groupe Africa Globals Logistics (AGL) et de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL), sa filiale, dans la matinée de ce jeudi 23 avril 2026. Ce sont environ 400 personnes qui ont embarqué dans le train en direction de Bobo-Dioulasso pour participer à la 22e édition de la SNC qui se déroulera du 25 avril au 2 mai.

La gare ferroviaire de Ouagadougou a reçu du beau monde dans la matinée de ce jeudi 23 avril 2026 à la faveur de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) prévue du 25 avril au 2 mai à Bobo-Dioulasso. L’ambiance était folle sur le quai où des bruits des voix des passagers se mêlaient à ceux de leurs bagages et des sifflets des responsables de la gare.

Fouilles des bagages des passagers au hall de la gare de Sitarail

Le stress se lisait sur certains visages. Par contre, d’autres passagers, visiblement habitués de ce mode de transport, sereins et écoutent attentivement l’appel à haute voix sous le hall. Un moment important précédent la fouille sécuritaire minutieuse des bagages effectuée par le personnel ferroviaire et des agents de sécurité, notamment les policiers qui surveillaient pour le bon déroulement de l’aventure.

Une vue des officiels de la cérémonie de lancement de l’initiative de SITARAIL

Arrivés depuis 6H ou 7H pour la plupart, pour ce voyage spécial, l’embarquement des passagers dans les wagons s’est terminé à 9H00, laissant place à la sobre cérémonie solennelle pour expliquer les raisons, le contexte et la portée de ce départ entièrement gratuit initié par SITARAIL en vue de contribuer à la réussite la biennale de la culture visant à valoriser et promouvoir la richesse et la diversité culturelle dans la capitale économique du pays.

La Représentante du ministre en charge de la Culture, Margueritte Doannio-Sou

« Je déclare officiellement lancer le train de la SNC 2026. Bonne route et cap sur Bobo-Dioulasso », a déclaré la chargée de mission au ministère en charge de la Culture, Margueritte Doannio/Sou qui a lu le discours du ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, sous les acclamations du public devant le train prêt à rouler.

Une vue des passagers embarqués dans le train de SITARAIL

En effet, dans le cadre de la SNC 2026 et en soutien à la culture, SITARAIL a mis à la disposition du public burkinabè, un train gratuit pour le transport des festivaliers, dénommé « Le train de la culture », en collaboration avec le ministère de la Culture. Le départ de ce jeudi matérialisait le soutien de la société au succès de cette 22e édition de la SNC. Par ce partenariat avec le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, SITARAIL « pose un acte symbolique et hautement patriotique ce matin », selon la représentante du ministre.

Une vue de l’intérieur du train voyageur

« Ce train spécial n’est pas qu’un simple convoi. C’est le trait d’union de notre diversité culturelle. Il transporte bien plus que des personnes et des biens, il transporte des histoires, des savoirs, des talents et des rêves. Il transporte la culture. A chaque coup de sifflet de cette locomotive spéciale SNC, c’est l’appel de la culture burkinabè qui résonnera dans toutes nos savanes », a indiqué Margueritte Doannio/Sou, estimant que cet acte n’est pas seulement le lancement d’un projet mais « une vision, celle d’une culture en mouvement, inclusive et rayonnante, celle d’un pays qui croit en la richesse de son patrimoine et en la puissance de sa créativité ». Elle a exprimé la profonde gratitude du ministre à SITARAIL qui « a su faire preuve d’une responsabilité sociétale exemplaire » en mettant à la disposition du Département ministériel, cette infrastructure vitale.

Le Représentant de AGL et SITARAIL, Joachim Ouédraogo

Après avoir souhaité la bienvenue à la représentante du ministre et au directeur général de la Société nationale de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B), Firmin Bagoro, et du public, le représentant de AGL, Joachim Ouédraogo a, au nom des responsables de AGL et SITARAIL, souhaité « bon voyage » aux passagers et rassuré que le personnel de SITARAIL sera à leurs côtés tout au long du voyage.

Une vue de l’intérieur du train montrant les bagages bien rangés

« On espère que l’engouement qui est là ce matin va nous amener à avoir un mécanisme pour que cela puisse être instauré de façon récurrente », a affirmé M. Ouédraogo, pour qui, au-delà du voyage, c’est une tradition qui est manifestée car bon nombre de voyageurs se remémoreront du train qui était le transport le plus utilisé par les Burkinabè. « Et se replonger encore dans l’histoire du train a un caractère culturel et symbolique », a-t-il soutenu, exprimant toute sa joie pour l’initiative qui a été bien accueillie par le public dont la société n’a pas pu honorer toutes les demandes.

Isidore Gouba, voyageur

Isidore Gouba est étudiant. Il prend le train pour la première fois. « Tout va bien, on est bien installé », a lancé Isidore qui dit vouloir faire le trajet avant de raconter ses émotions sur la base du vécu.

Idem pour Assétou Cissé qui voyage avec le train pour la première fois. Cette étudiante en art plastique dit vouloir vivre cette nouvelle expérience avant de dire réellement ce qu’il en est. « Déjà je suis très enthousiaste, je contente d’être là. En tout cas, à mon retour, j’aurai de la matière pour raconter ce qui se passe lors d’un voyage avec le train », a-t-elle signifié, appréciant l’accueille du personnel de SITARAIL qui est « professionnel ».

Assétou Cissé, passagère de SITARAIL

Dans les wagons, la joie se lisait dans plusieurs visages de passagers qui, visiblement soulagés, attendent seulement le départ pour la capitale économique du pays qui va vibrer durant une semaine, à travers plusieurs manifestations riches en sons et en couleurs de la culture burkinabè.

Il faut rappeler que lors de l’édition passée du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), SITARAIL avait organisé une opération similaire.

Par Bernard BOUGOUM