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Sommet G20: les dirigeants vantent les bienfaits du multilatéralisme

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Le sommet du G20 s’est achevé, le dimanche 23 novembre 2025, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les dirigeants présents ont vanté les bienfaits du multilatéralisme, tout en reconnaissant qu’il doit s’adapter à un monde toujours plus divisé que ce soit par les guerres, les rivalités géopolitiques et le protectionnisme.

Clap de fin du sommet G20 tenu en Afrique du Sud. Au cours de la cérémonie de clôture, le dimanche 23 novembre 2025, les dirigeants présents à Johannesburg ont vanté les vertus du multilatéralisme dans un monde toujours plus divisé.

«Notre accord sur une déclaration durant ce sommet démontre la valeur du G20 et affirme notre engagement renouvelé à la coopération multilatérale», a déclaré le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans son discours de clôture.

Son pays était à la tête, cette année, de ce forum des grandes économies développées et émergentes, qui regroupe 19 pays plus l’Union européenne et l’Union africaine, et représente «85 % du PIB mondial» et environ deux tiers de la population.

Des propos qui font écho à ceux du président brésilien Lula, tenus à la COP30 sur le climat à Belém en forêt amazonienne qui s’est achevée samedi sur un consensus a minima.

Les deux réunions internationales étaient boycottées cette année par les États-Unis de Donald Trump, qui se sont retirés de nombreux organismes internationaux et ont adopté une «politique commerciale protectionniste» avec des «droits de douane agressifs».

Donald Trump «essaie de prêcher la fin du multilatéralisme, de renforcer l’unilatéralisme», a dit Lula devant des journalistes de l’AFP à Johannesburg. «Je crois que le multilatéralisme prévaudra, parce que tout le monde ici sait qu’ensemble, nous serons beaucoup plus forts, beaucoup plus compétents, et qu’il sera plus facile de résoudre les problèmes du monde», a-t-il soutenu.

«L’Afrique du Sud a servi d’exemple au monde en s’assurant que le G20 reste solide et se mette d’accord de manière collective sur une déclaration de ses dirigeants, défendant le multilatéralisme, en dépit d’une opposition puissante», a relevé Max Lawson d’Oxfam International.

Même sans les États-Unis, le consensus du G20 «a du poids», a soutenu le Premier ministre canadien, Mark Carney. «À un moment où trop de pays se retranchent dans des blocs géopolitiques ou le champ de bataille du protectionnisme, le Canada est persuadé que le G20 doit rester un pont», a-t-il affirmé.

La réunion du G20, organisée pour la première fois en Afrique, marquait la fin d’un cycle de présidences du G20 par des pays du « Sud global », après l’Indonésie (2022), l’Inde (2023) et le Brésil (2024), et avant un passage de relais aux États-Unis, qui assureront la présidence tournante l’an prochain.

Par Valentin SOMANDE