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Tchad: Albert Pahimi Padacké nommé Premier ministre

The Prime Minister, Shri Narendra Modi meeting the Prime Minister of the Republic of Chad, Mr. Albert Pahimi Padacke, on the sidelines of the International Solar Alliance (ISA) Summit, at Hyderabad House, in New Delhi on March 10, 2018.

Albert Pahimi Padacké a été nommé Premier ministre du Tchad, après la mort brutale du président Idriss Déby Itno, a annoncé ce lundi 26 avril 2021 le porte-parole du Conseil militaire de la transition (CMT), le général Azem Bermandoa Agouna, qui a lu un décret à la radio nationale.

Le nouveau chef de l’Exécutif tchadien, Albert Pahimi Padacké, est un habitué de cette haute fonction puisqu’il a été le Premier ministre de feu le maréchal de Tchad pendant deux ans, précisément 2016 à 2018.

Il est aussi le président du parti Rassemblement national pour la démocratie au Tchad-Le réveil (RNDT-Le réveil), lequel parti a porté sa candidature à l’élection présidentielle du 11 avril 2021 où il était arrivé deuxième, selon les résultats provisoires de l’organe électorale.

Cette nomination intervient presqu’une semaine après la mise en place d’un CMT, dirigé par le général de corps d’armée, Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président.

Malgré la contestation de l’opposition qui crie à la confiscation du pouvoir et face aux rebelles qui ont émis le vœu de travailler dans le dialogue et la concertation avec les nouveaux dirigeants du pays, le CMT dans ses actes compte poursuivre l’œuvre guerrière du maréchal Idriss Déby Itno.

De fait, la junte militaire au pouvoir au Tchad oppose une fin de non-recevoir aux rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (Fact) alors que leur chef Mahamat Mahadi Ali se disait prêt à un cessez-le-feu si un dialogue inclusif était engagé.

Le dimanche 25 avril 2021, dans un communiqué, le porte-parole de l’armée tchadienne, le général Azem Bermandoa Agouna, a déclaré que « l’heure n’est ni à la médiation ni à la négociation avec des hors-la-loi ». Selon des sources médiatiques, le CMT demande la collaboration du Niger pour capturer le chef rebelle du Fact qui séjournerait en territoire nigérien.

Par Bernard BOUGOUM

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