Accueil Société Tentative d’attaque de la Maca : les avocats sont « prêts » pour le procès

Tentative d’attaque de la Maca : les avocats sont « prêts » pour le procès

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Me Birba l'un des avocats à la défense

Renvoyé pour ce 5 janvier 2016, après que les avocats commis d’office ont quitté collectivement la salle d’audience le 21 décembre 2016, le procès du caporal Madi Ouédraogo et 41 autres personnes, inculpés pour « association de malfaiteurs et détention d’armes à feu et de munitions illégale », s’est ouvert ce jeudi 5 janvier 2017. Les intéressés sont accusés d’avoir fomenté une opération pour libérer des présumés auteurs de la tentative de putsch militaire de septembre 2015, détenus à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca) du Burkina Faso.

La salle d’audience du tribunal militaire s’apprête a accueilli une fois de plus un public composé de proches des inculpés et, bien entendu, des hommes de la loi et les journalistes. Les avocats eux se disent prêts à se lancer dans l’arène. Ils sont 24, les mêmes qui avaient pris la décision collective de déserter la salle d’audience, le 21 décembre dernier, lorsque les magistrats avaient opposé un refus à leur requête de reporter le jugement de deux semaines. L’argument des défenseurs de la veuve et de l’orphelin étaient de leur donner le temps de mieux prendre connaissance du fond de ce dossier.

« Nous allons ouvrir le procès en soulevant des exceptions », a souligné Me Christophe Birba. Lui et ses confrères commis d’office ont des « questions de procédure à soumettre au tribunal ». C’est la forme classique de presque tous les procès, a reconnu l’avocat. Les débats peuvent porter sur la compétence du tribunal, sur la régularité des poursuites, etc., avant d’en arriver au fond même, « s’il y a lieu », a précisé Me Birba. Celui-ci affirme par ailleurs que « certains dossiers posent plein de problèmes techniques ». Cette démarche, à en croire l’avocat, permettra aux uns et aux autres de « se situer sur la compétence du tribunal militaire en temps de paix ». En tout cas, a conclu Christophe Birba, qui s’est refusé à dévoiler toutes les batteries des avocats dans ce dossier, « nous sommes à la disposition de la justice pour mener un débat juridique sans concession ».

Par Wakat Séra