Les autorités togolaises ont annoncé la fermeture des frontières terrestres le jeudi 17 juillet 2025, en raison des élections municipales, fixées à cette date. Cette décision vise à prévenir toute velléité de tentative de déstabilisation du processus électoral et à assurer le bon déroulement du vote.
Ce mardi 15 juillet 2025, le ministre togolais de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, et celui de la Sécurité, Calixte Madjoulba ont, dans un communiqué conjoint, signifié que la mesure de fermeture des frontières sera effective, le jeudi à 00h00, jusqu’à 23h59.
Cette disposition, selon les deux membres du gouvernement, vise à garantir le bon déroulement du scrutin dans un climat de paix et de sécurité, conformément au cadre légal en vigueur. Elle répond à un impératif de prévention face aux risques de perturbation du processus électoral, dans un contexte sociopolitique qualifié de sensible.

« Le scrutin doit se tenir dans la paix, la sécurité et la cohésion sociale », précisent les deux ministres qui demandent la compréhension et la responsabilité des usagers des frontières.
Les élections municipales du 17 juillet vont permettre aux citoyens togolais de voter 1 527 conseillers municipaux repartis dans 117 communes du pays.
Il faut aussi noter que la journée du jeudi 17 juillet 2025 est déclarée « fériée, chômée et payée » sur toute l’étendue du territoire, en raison des municipales, selon un communiqué conjoint du ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social, et du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière.
La campagne qui s’est achevée le mardi 15 juillet à 23h59 minutes, s’est déroulée dans la quiétude, sous haute surveillance, confirment notamment des médias locaux.

Depuis deux semaines, quelque 500 listes issues de partis politiques, de regroupements ou de candidats indépendants, « ont arpenté les communes togolaises, dans une campagne plutôt calme, mais sous forte surveillance », témoigne Togobreakingnews dans ses colonnes. Selon ce média, pour veiller au bon déroulement du scrutin, la Force Sécurité Élection Municipale (FOSEM), « a été déployée sur tout le territoire ».
Forte de 12 000 hommes, cette force mixte composée de policiers, gendarmes et militaires est chargée de sécuriser les bureaux de vote et d’intervenir en cas d’incident.
Le gouvernement a salué l’engagement « républicain » des acteurs politiques, soulignant que cette diversité de candidatures est un signe de « l’attachement du pays au pluralisme et à la démocratie participative ».
Par Bernard BOUGOUM, envoyé spécial de Wakat Séra à Lomé




























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