La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a interpellé trois individus pour des faits de vols de téléphones et de soustraction frauduleuse de numéraires via les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), selon un communiqué de la structure, ce vendredi 20 février 2026.
«Dans le cadre de ses missions de protection des personnes et de leurs biens dans le cyberespace burkinabè, la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a mis fin aux activités de trois présumés auteurs des faits de vol de téléphones portables et de soustraction frauduleuse de numéraires via les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)», lit-on dans le communiqué de la BCLCC, ce vendredi 20 février 2026.
Les personnes interpellées âgées entre 26 et 32 ans, sont, selon la BCLCC, «O.A, 29 ans, éleveur; O.M (le moins âgé), livreur et D.A (le plus âgé) employé de commerce». Ces individus sont «tous de nationalité burkinabè et résidant à Ouagadougou», précise la BCLCC.
«En effet, O.A et O.M sillonnaient les espaces publics à la recherche de potentielles victimes. Ils se faisaient déposer à moto sur les lieux de leurs forfaits par leur complice O.M. Une fois sur place, ils profitaient d’un moment d’inattention pour subtiliser les téléphones portables de leurs cibles», poursuit la BCLCC dans son communiqué.
Selon la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité, «après s’être emparés des appareils, les mis en cause tentaient d’accéder aux comptes mobiles money des victimes en devinant les codes secrets». «Pour ce faire, ils exploitaient notamment la date de naissance obtenue à travers des codes de consultation d’identité sur le téléphone, ou utilisaient des combinaisons basées sur les quatre premiers chiffres du numéro de téléphone. Lorsqu’ils parvenaient à accéder aux comptes, ils transféraient les fonds disponibles vers des numéros frauduleusement identifiés au nom de tiers. Les téléphones volés étaient ensuite revendus à bas prix sur le marché auprès de commerçants et de revendeurs», explique la BCLCC.
Les enquêtes ont révélé que ces trois présumés qui ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, «ont soustrait une dizaine de téléphones portables, occasionnant un préjudice financier estimé à 518 000 francs CFA».
Ce sont «une dizaine de Cartes Nationales d’Identité Burkinabè (CNIB) ainsi qu’une trentaine de cartes SIM» qui ont été saisies entre leurs mains.
«La BCLCC invite la population à renforcer la sécurité des codes secrets de leurs comptes mobile money en privilégiant des combinaisons complexes, difficiles à deviner par un tiers et différentes des informations personnelles facilement accessibles», conclut le communiqué.
Par Wakat Séra




























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