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UA/IAM: examen sous le signe de «l’excellence»

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Des étudiants écoutants les consignes lues par une surveillante

L’examen du premier semestre de l’Université de l’Unité Africaine (UA) de la session 2025-2026, a débuté, ce lundi 2 février et se déroulera jusqu’au samedi 7 février. Il est placé sous le signe de «l’excellence», a affirmé Dr Amed Moussa Diallo, Président du Conseil d’Administration de l’UA, anciennement Institut africain de management (IAM). Il a précisé que 1 131 étudiants prennent part à ses compositions académiques.

L’Université de l’Unité Africaine (UA) a entamé dans la matinée de ce lundi 2 février 2026, cinq jours de composition au titre des examens du premier semestre de l’année académique. Dr Amed Moussa Diallo, Président du Conseil d’Administration de cette prestigieuse école supérieure qui a plusieurs disciplines de formation, a précisé qu’au total 1 131 étudiants et étudiantes d’environ une vingtaine de nationalités prennent part à composition, notamment, sur les offres de formation de son école.

Une vue aérienne des étudiants avant la montée des couleurs nationale et de l’UA

A une centaine de mètres de l’établissement, les engins à quatre et deux roues en majorité stationnés à perte de vue, montraient que ce jour était particulier pour les membres de l’Administration comme pour les étudiants eux-mêmes. Et Comme à l’accoutumée dès 7H30 minutes, les portes de l’école ont été refermées après que le personnel et les apprenants aient franchi l’enceinte dans le strict respect des règles en matière, d’ordre, de discipline, de sécurité et de santé.

Sous la supervision des encadreurs en tandem avec les représentants des étudiants, les apprenants ont formé des rangs pour d’abord écouté les mots des responsables de l’établissement qui, après leur avoir souhaité bonne chance, les ont invités au respect des consignes pour une bonne administration des épreuves déterminante pour leur parcours estudiantin ou professionnel. Cette séance a été suivie par l’hymne national et l’hymne de l’Université de l’Unité Africaine (UA).

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«La première session de l’examen 2025-2026 est placée sous le signe de l’excellence. Vous savez tous que nous sommes dans un monde de compétition et ces jeunes-là sont appelés à construire notre pays, à construire le continent. Donc, nous les exhortons toujours à donner le meilleur d’eux-mêmes et nous disons qu’ici, aucun étudiant ne doit rester derrière car tous les étudiants ont la capacité de réussir», a déclaré le PCA, Dr Amed Moussa Diallo.

D’année en année, l’effectif de l’Ex-IAM accroit. Pour Dr Diallo cela est logique parce que l’UA fidèle à sa vision, ses valeurs et principes, forme des hommes et pas que des diplômés. «Nous leur inculquons des valeurs qui sont nécessaires pour la réussite des hommes qui veulent bâtir, des hommes qui veulent innover. Quand nous imprimons cette rigueur, de bouche à oreille, les étudiants et les parents transmettent ces valeurs-là et elles sont propagées dans la ville. Et, les gens savent qu’en venant ici, on aura la meilleure formation possible», a-t-il soutenu.

Le Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Université de l’Unité Africaine (UA), Dr Amed Moussa Diallo

Pour avoir cette longévité et une renommée à préserver même au-delà, l’UA, «la locomotive» des établissements supérieurs au Burkina Faso, apporte régulièrement des innovations pour être en phase avec les besoins du marché de l’emplois. «Aujourd’hui, à l’Université de l’Unité Africaine, tous les étudiants ont l’obligation de faire l’anglais. Nous savons aujourd’hui que le monde des affaires, c’est l’anglais qui domine. Donc, s’ils veulent être compétitifs sur le plan international pouvoir faire les concours au niveau européen, américain ou à l’échelle mondiale, ils doivent comprendre l’anglais, ils doivent parler l’anglais», a expliqué le Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Université de l’Unité Africaine (UA), Dr Amed Moussa Diallo.

Dans cette vision prospective, aujourd’hui, l’UA a, avec le concours d’un cabinet extérieur, commencé à dispenser des cours. «Donc, ils (étudiants et étudiantes) ont 120 heures de cours dans l’année parce que c’est important pour eux», a soutenu le PCA du Temple panafricain de savoir. Il a ajouté qu’en plus de l’anglais, il y a le volet Intelligence artificielle (IA) où «les étudiants aujourd’hui peuvent avec cet outil sublimer leur connaissance, aller à la recherche des bonnes informations, de la bonne formation. Donc, en fait, ces deux volets aujourd’hui sont les idées phares de cette année 2025-2026».

Des étudiants en pleine composition

Comme autre innovation, l’UA a mis en place la filière «Data analyst» et il y a la conformité «compliance» en anglais, parce qu’«aujourd’hui toutes les grandes entreprises, les multinationales aujourd’hui ont des procédures à respecter», a-t-il complété, rassurant que son établissement va toujours être au diapason de l’information pour suivre le respect des procédures au niveau national ou supranational. Pour lui, ses filières sont «très prometteuses», réitérant que son école va être toujours à l’écoute du marché du travail. «Quand on est à l’écoute du marché du travail, on sait mettre les formations demandées par le monde du travail», a conclu Dr Amed Moussa Diallo.

« Les préparatifs ont été suivis de façon très rigoureuse »

Le directeur général de l’UA, Alioune Benga, a souligné l’importance d’un examen au cours d’une année académique. «C’est un examen de niveau long avec la même rigueur, le même sérieux, à l’instar des autres examens qui se font au plan national. Cette année, ça a été une année très particulière dans la mesure où nous constatons chaque année l’augmentation de l’effectif. Ce qui implique un travail supplémentaire à faire du point de vue organisationnel», a déclaré M. Benga, soulignant que «plus l’effectif est élevé, plus les conditions d’organisation sont un peu plus difficiles».

Des étudiants en pleine révision

Mais, il a rassuré que l’Administration a tout mis en œuvre pour que les apprenants soient à l’aise. «Je pense que l’équipe, que nous avons, a une expérience dans le domaine. C’est pourquoi nous n’avons pas de soucis à nous faire», a-t-il dit, affirmant que «les préparatifs ont été suivis de façon très rigoureuse par la direction académique et par le rectorat pour qu’aujourd’hui les étudiants puissent dans le calme, la tranquillité, débuter leurs examens de semestre pour l’année académique 2025-2026».

Alioune Benga dit avoir bon espoir qu’à l’issue de ces examens, l’établissement aura un taux de réussite extrêmement satisfaisant parce que son équipe a eu à sensibiliser les étudiants, à les conscientiser, pour qu’ils se mettent au travail. «Ne pas attendre la dernière minute pour jeter un coup d’œil sur les notes de cours, le travail doit être continu, c’est un travail permanent, ce n’est pas le travail d’un jour». Ce sont là, entre autres enseignements que l’UA a dispensé à ses étudiants, selon M. Benga qui «n’a pas de soucis à (se) faire».

Le directeur général de l’Université de l’Unité Africaine (UA), Alioune Benga

A l’UA, la rigueur est prônée à foison par les responsables de l’établissement qui reviennent sur cette valeur à chaque occasion. «Sans rigueur, il ne peut pas y avoir de bons résultats. Sans rigueur, il ne peut pas y avoir de sérieux dans le travail qui est accompli. Une évaluation est quand même assez importante pour ne pas être pris au sérieux. Il y va de la qualité de l’enseignement, du niveau des étudiants, qui demain sont appelés à travailler en entreprise. L’impact est important, c’est pour cela que nous ne lésinerons pas sur les moyens pour être plus rigoureux que davantage», a indiqué le directeur général Alioune Benga.

Pour M. Benga, l’objectif de l’école de référence, c’est que les hommes qu’elle forme «puissent répondre à la demande du monde professionnel». Pour cela, il faudrait en amont qu’il y ait un travail de suivi, de contrôle, de vérification, pour que ces étudiants soient en phase avec les exigences académiques, d’où l’exigence de la rigueur et des règles de discipline.

Priscilla Traoré, étudiante en troisième année de Droit privé

Des étudiants confiants pour les évaluations

Étudiante en troisième année de Droit privé, Priscilla Traoré, dit avoir eu assez de temps pour se préparer convenablement pour l’examen du premier semestre. «Aujourd’hui, je pense que je suis fin prête pour affronter les épreuves de la session», a-t-elle affirmé.

«Je suis très satisfaite de l’enseignement que nous avons reçu au cours de ce premier semestre, car nos enseignants sont, non seulement compétents mais ont pris la patience et le soins de nous enseigner sur tous ceux dont nous aurons besoin pour cette composition mais aussi pour notre insertion dans la vie professionnelle», a-t-elle salué, disant personnellement avoir eu, en trois ans, le temps de s’habituer, de s’imprégner aux belles valeurs que l’université se donne la peine de leur inculquer.

Des salles de compositions équipées de caméras de surveillance

«Au jour d’aujourd’hui, j’ai une certaine facilité à embrasser la discipline et je pense que c’est un point qui m’aidera beaucoup dans mon insertion dans la vie professionnelle et dans le déroulement de ma carrière», a-t-elle soutenu, notant que sa promotion composera en premier lieu le Droit de travail dans la matinée et en deuxième lieu, la Protection intellectuelle.

Moussa Mounirou Traoré est lui de la promotion de Droit, première année. Il a dit, aussi, être prêt pour les évaluations. «L’Administration et son personnel a contribué à mettre des moyens en place pour que l’examen puisse se passer dans de bonnes conditions et c’est à nous maintenant de faire notre part», a-t-il témoigné avant de revenir sur les consignes qui leur ont été données. Pour lui, elles «sont très claires». «C’est très strict et c’est très important», a-t-il enchaîné.

Moussa Mounirou Traoré

Moussa Traoré qui dit avoir zéro stress, a fait savoir que dans la matinée, lui et ses camarades composeront la matière de la Méthodologie juridique et le soir sur la Théorie générale des obligations.

Par Bernard BOUGOUM